Affaire Paradis: les députés mauriciens laissent la police faire son travail

Les députés Pierre Giguère, Julie Boulet et Marc... (Olivier Croteau)

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Les députés Pierre Giguère, Julie Boulet et Marc H. Plante

Olivier Croteau

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pour la deuxième fois en quelques mois, un député libéral est mis au ban pour des soupçons d'inconduite sexuelle. Cette fois, les nuages s'accumulent au-dessus de la tête de l'expérimenté Pierre Paradis, une situation que les députés de la Mauricie commentaient du bout des lèvres vendredi matin, en marge d'une importante annonce pour les infrastructures municipales.

En octobre, le ciel était tombé sur la tête de Gerry Sklavounos, à la suite d'une dénonciation publique. L'enquête de la Sûreté du Québec concernant M. Paradis a incité le premier ministre à lui retirer ses responsabilités à l'Agriculture, aux Pêcheries et à l'Alimentation, qui ont été confiées à Laurent Lessard.

Ce nouveau rebondissement a fait un peu ombrage aux 27,4 millions de dollars annoncés par le gouvernement du Québec pour 16 projets d'infrastructures municipales en Mauricie, vendredi matin à l'hôtel de ville de Shawinigan.

«Je n'ai pas de commentaires», a d'abord avisé Julie Boulet, ministre du Tourisme responsable de la Mauricie et députée de Laviolette. «Il n'y a pas d'accusation pour l'instant. On va laisser à tout le monde le droit d'être entendu et d'être défendu, à la limite.»

Les députés croient-ils que leurs citoyens soient agacés par la répétition de ce genre d'allégation? Dans Saint-Maurice, Pierre Giguère n'observe pas qu'il s'agisse d'une grande préoccupation.

«D'abord, on va laisser l'enquête suivre son cours», suggère-t-il. «Nous sommes 125 députés au Québec qui viennent de toutes sortes de milieux. L'important, c'est que le travail se fasse. Nous avons une belle preuve aujourd'hui que le travail se continue. On mène les projets à terme.»

«Ce que les gens veulent, c'est que lorsqu'il y a un problème, on règle le dossier», ajoute-t-il. «Ça, c'est très important.»

Pierre Michel Auger, député de Champlain, ne sent pas non plus que les électeurs de son comté soient préoccupés par ces allégations.

«On va laisser faire l'enquête policière», réplique-t-il. «Ce n'est pas le genre de choses dont on entend parler sur le terrain.»

Même réserve du côté de Marc H. Plante, député de Maskinongé.

«Les enquêtes se font», fait-il remarquer. «Le premier ministre a réagi, il a pris une décision et M. Lessard reprend les fonctions à l'Agriculture.»

«Ce qui est important, dans mon comté, c'est qu'à chaque jour, je travaille pour les citoyens», mentionne M. Plante. «Pour le reste, il y a des enquêtes en cours et je n'ai pas d'autres commentaires.»

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