40e anniversaire de l'arrivée du PQ au pouvoir

Marcel Gagnon s'était impliqué d'abord pour l'agriculture

Marcel Gagnon... (Archives Le Nouvelliste)

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Marcel Gagnon

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Notre-Dame-du-Mont-Carmel) Marcel Gagnon raconte qu'il est arrivé en politique au sein du Parti québécois «un peu par accident», en 1975, un an avant les élections qui portèrent ce parti à la direction du Québec pour la toute première fois.

«Je travaillais fort, à ce moment-là, pour les agriculteurs, pour l'UPA», raconte-t-il. René Lévesque avait assisté à l'une de ces rencontres.

«Il nous avait fait le reproche, les agriculteurs, de ne pas s'occuper de son parti. Il a dit: ''Un jour, je serai premier ministre et vous continuerez de vous plaindre parce que je ne connaîtrai pas vos problèmes''», raconte l'ancien politicien. «C'est exactement ce qu'il me fallait pour me stimuler et c'est comme ça que je suis entré en politique», dit-il.

M. Gagnon, qui était lui-même producteur agricole, a alors amorcé une tournée du Québec avec une dizaine d'autres personnes du Parti québécois intéressées par la question. «On s'est occupé de faire un programme agricole qu'on a fait accepter partout. Ça nous a permis de faire le tour du Québec dans toutes les assemblées politiques qu'il y avait et de faire vendre notre programme. Je ne dormais pas beaucoup», dit-il.

Marcel Gagnon reconnaît qu'il ne s'attendait pas vraiment à être élu, à ce moment-là. «Je choisissais alors toutes les tribunes qu'on m'offrait pour parler des problèmes agricoles.»

«Toutefois, reconnaît-il, M. Lévesque a toujours été mon homme et ses idées politiques étaient les miennes. Mais de penser que du jour au lendemain, je deviendrais député, je n'y croyais pas», confie-t-il.

«Tellement, que le 16 novembre, j'étais élu et l'UPA avait une assemblée à Drummondville et on m'appelle pour savoir si je veux être ministre de l'Agriculture. J'ai dit non. Je ne veux pas être ministre. Je veux aider un ministre. Et c'est là que j'ai suggéré Jean Garon.»

«J'étais très près de Jean Garon», poursuit-il «et lui avait avantage à être près de nous autres parce qu'il ne connaissait pas beaucoup l'agriculture», raconte-t-il en précisant que l'agriculture a fait partie de sa vie politique jusqu'à la fin de sa carrière, en 2006.

M. Gagnon a été député de 1976 à 1985, dans Champlain, pour le PQ. En 2000, il est élu comme député du Bloc québécois dans la même circonscription.

La soirée où le PQ a été porté au pouvoir n'a jamais eu son pareil, estime l'ancien député. «C'était emballant. Tout le monde était dans la rue», se rappelle-t-il.

En arrivant depuis Champlain à son local électoral, non loin de la caisse populaire Sainte-Madeleine, à Cap-de-la-Madeleine, la route est bloquée. «Il y avait des policiers, des pompiers. C'était incroyable», se souvient-il.

Quand le résultat des élections a été annoncé, «on était très heureux. C'est pour ça qu'on avait travaillé. On avait travaillé sans relâche», dit-il. «Je pense que ça a été fameux pour le Québec aussi», estime-t-il. «Encore maintenant, quand les gens m'en parlent, ils m'en parlent en bien.»

Marcel Gagnon ne fait plus de politique qu'à l'occasion, maintenant. Mais ce moment charnière inoubliable de l'histoire du Québec l'incite à préparer l'écriture de ses mémoires prochainement.

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