Couillard ne voit pas l'intérêt d'équipes sportives québécoises

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard.... (Photo Clément Allard, ARCHIVES PC)

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Le premier ministre du Québec Philippe Couillard.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Munich, Allemagne

Le premier ministre Philippe Couillard n'a pas démontré d'intérêt pour que le Québec dispose de sa propre équipe dans les compétitions internationales de hockey.

M. Couillard a répondu à une question à ce sujet, jeudi, quelques jours après la finale d'une compétition européenne de soccer où des juridictions variées étaient représentées.

Répondant brièvement, le premier ministre s'est toutefois montré satisfait de la formule actuelle, où les athlètes québécois font partie des équipes nationales canadiennes.

«Je suis très content qu'on ait l'équipe canadienne, a-t-il dit lors d'un point de presse. On est tous des Canadiens et on est très heureux de l'être.»

Durant l'Euro 2016, qui s'est terminé par une victoire du Portugal en finale, des composantes du Royaume-Uni ont notamment participé au tournoi.

Le Pays de Galles ainsi que l'Irlande du Nord ont ainsi pu inscrire leur propre équipe à la compétition, tout comme l'Angleterre, une autre des juridictions constitutives du Royaume-Uni. L'Écosse a aussi pris part aux matchs qualificatifs, sans toutefois réussir à se qualifier pour l'Euro 2016.

M. Couillard effectue cette semaine une mission qui l'a conduit du Royaume-Uni à l'Allemagne, dont l'équipe nationale de soccer a été défaite par la France en demi-finale, la semaine dernière.

Le porte-parole péquiste en matière de sports, le député Sylvain Pagé, a déclaré jeudi que M. Couillard devrait encourager la création d'équipes sportives québécoises sur la scène internationale, notamment au hockey.

«Plus que n'importe quel sport, le hockey serait l'un des sports où une Équipe Québec s'illustrerait le plus sur la scène internationale, a-t-il dit dans un courriel. La réussite d'une potentielle équipe québécoise ne fait aucun doute.»

Selon M. Pagé, député de Labelle, le maintien actuel du Québec dans le Canada n'exclut absolument pas que les Québécois aient leur propre équipe, tout comme l'Écosse, le Pays de Galles, l'Angleterre et l'Irlande du Nord, qui ne sont pas des pays souverains.

«Une équipe québécoise permettrait à plus d'une vingtaine d'athlètes de se faire valoir et de se développer, a-t-il dit. Nous ne comprenons pas pourquoi le premier ministre ne voudrait pas que nos athlètes puissent présenter leur talent et vivre cette expérience inoubliable.»

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière de sport, Sébastien Schneeberger, n'a pas été en mesure de prendre position.

L'aile parlementaire caquiste a indiqué que M. Schneeberger, député de Drummond-Bois-Francs, consultera d'abord le caucus de sa formation politique.

Par ailleurs, une porte-parole de l'organisme qui chapeaute les fédérations sportives du Québec a expliqué que, de façon générale, la représentation aux événements sportifs internationaux est liée au pays d'origine.

«En ce sens, dans notre système sportif et selon notre statut géopolitique actuel, ce sont les associations canadiennes qui constituent par sport les délégations canadiennes aux événements internationaux et il n'y a pas de délégation québécoise distincte», a déclaré récemment dans un courriel Michelle Gendron, coordonnatrice aux communications stratégiques de Sports Québec.

Mme Gendron a expliqué que les Jeux de la Francophonie sont le seul événement sportif qui échappe à cette règle, un des premiers critères étant que les pays admissibles aient le français dans leurs langues officielles.

«Dans le cas de cet événement, il y a effectivement une délégation canadienne, une délégation du Québec et une des Maritimes», a-t-elle indiqué

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