Hamad renonce à son poste de ministre et siégera comme simple député

Sam Hamad a annoncé qu'il renonçait à ses... (Photo Jacques Boissinot, PC)

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Sam Hamad a annoncé qu'il renonçait à ses privilèges de ministre lors d'une courte déclaration jeudi matin. Il a martelé qu'il était innocent.

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La Presse Canadienne

Le président du Conseil du trésor Sam Hamad a confirmé jeudi qu'il renonçait temporairement à son poste et à ses privilèges de ministre, le temps que le Commissaire à l'éthique mène son enquête sur les allégations à son sujet.

Le ministre a fait une brève déclaration aux médias, mais n'a pas voulu répondre aux questions, affirmant qu'il préférait collaborer à l'enquête du Commissaire.

«Je souhaitais que la situation ne devienne pas une distraction pour l'action gouvernementale et le premier ministre, a-t-il dit. Force est d'admettre que j'en suis devenu une. C'est pourquoi aujourd'hui j'ai convenu avec le premier ministre de siéger comme député de Louis-Hébert sans aucun autre privilège.»

M. Hamad est revenu mercredi de son bref voyage en Floride - un voyage qui avait suscité la grogne alors qu'il était l'objet d'allégations concernant un soutien financier à l'entreprise Premier Tech et du financement politique versé par Marc-Yvan Côté, un ancien ministre libéral, ancien vice-président de la firme de génie Roche et qui a été banni du Parti libéral du Canada à cause de son rôle dans le financement occulte de ce parti.

Le ministre Hamad a martelé une fois de plus qu'il n'avait rien à se reprocher. Il a affirmé avoir quitté pour la Floride en plein coeur de la tempête parce qu'il était en colère et que cette colère a été un mauvais guide dans sa prise de décision.

«Quand on se sent si injustement visé, quand on s'attaque à notre réputation et notre intégrité, on souhaite prendre une certaine distance, a-t-il dit. J'étais en colère, et la colère est une mauvaise conseillère. Je peux comprendre que ça ait pu soulever l'indignation à la population, mais je vous assure, ce n'était pas mon intention.»

Samedi, M. Hamad s'était retiré de ses fonctions tout en conservant ses privilèges de ministre, à savoir un garde du corps, une limousine et une prime.

En leur renonçant, il demeurera député libéral de Louis-Hébert, dans la région de Québec.

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