NPD: Mulcair laisse entendre qu'un appui de 70 % serait suffisant pour rester

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La Presse Canadienne
Ottawa

À quelques jours du vote de confiance auquel il doit se soumettre, Thomas Mulcair laisse entendre qu'un appui de 70 pour cent lui permettrait de demeurer à la barre du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Resterait-il à la tête du parti s'il obtenait un score de 70 pour cent? De 60 pour cent? Le chef néo-démocrate refuse de répondre clairement là-dessus et réitère qu'il a l'intention de demeurer chef si les membres du NPD lui donnent le feu vert, a-t-il indiqué mardi en entrevue avec La Presse Canadienne.

«Je sais que comme chef, je dois jouir d'un bon appui, et le genre de chiffre (70 pour cent) évoqué par (la présidente du parti) Rebecca Blaikie est le genre de chiffre que j'ai senti à travers le pays», a répondu M. Mulcair lorsque questionné sur le niveau d'appui nécessaire évoqué depuis quelques semaines.

«Somme toute, c'est aux membres de décider, a-t-il insisté à l'autre bout du fil. Je ne prends strictement rien pour acquis et je vais continuer à travailler sans relâche jusqu'à dimanche pour avoir le meilleur pourcentage de soutien possible.»

À la suite de la parution d'une première version de cet article, le chef du NPD a tenu à apporter une précision, plaidant dans une déclaration écrite transmise par son attaché de presse qu'il n'avait pas explicitement parlé d'un seuil minimal d'appuis de 70 pour cent.

«Par principe, j'ai toujours refusé de donner un chiffre précis. Ce que je demande aux néo-démocrates est un fort appui pour nous permettre de sortir du congrès unis pour continuer le combat pour un Canada plus juste», a déclaré M. Mulcair.

Les membres du NPD, qui se réuniront en congrès à Edmonton à compter de vendredi, se prononceront dimanche sur le leadership de leur chef actuel. Ils devront dire s'il est nécessaire d'organiser une course à la direction - Thomas Mulcair doit donc espérer une majorité de «non» s'il veut remporter son pari.

On attend dans la capitale albertaine des centaines de membres, selon le parti.

«La présence de plus de 1500 délégués est au-delà de nos espérances et témoigne de la vitalité du parti et de la volonté des membres de travailler ensemble pour aller de l'avant», a écrit dans un courriel le directeur national du NPD, Karl Bélanger.

Techniquement, une majorité simple est requise lors du vote du 10 avril pour que le NPD déclenche une course à la direction.

Lors du vote de confiance auquel s'était soumis Thomas Mulcair en avril 2013, les militants avaient été 92,3 pour cent à dire «non» à la question de la nécessité d'une course à la direction.

En 2011, un mois après la performance historique du NPD, qui avait propulsé le parti au rang d'opposition officielle, les militants néo-démocrates avaient appuyé le défunt Jack Layton avec un score de 97,9 pour cent.

Appui des syndicats

Au cours du même entretien téléphonique, le chef du NPD a par ailleurs assuré qu'il bénéficiait toujours de l'appui des syndicats, et ce, même si le président du Congrès du travail du Canada, Hassan Yussuff, a enjoint le dirigeant à céder les rênes du parti.

Le leader syndical dit l'avoir personnellement signalé au chef néo-démocrate il y a environ trois semaines. «Je lui ai dit: 'Je ne sais pas pourquoi tu penses que tu devrais diriger le parti en 2019'», a-t-il relaté en entrevue avec La Presse Canadienne.

«Tout ce que je l'ai entendu dire (depuis la défaite électorale) c'est qu'il assume la responsabilité pour ce qui s'est passé, mais il n'élabore jamais», a ajouté M. Yussuff, disant néanmoins avoir «un énorme respect» pour la performance de M. Mulcair comme chef de l'opposition aux Communes.

Le principal intéressé a rappelé que plusieurs syndicats continuent de l'appuyer - la semaine dernière, cinq organisations syndicales, dont le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et le Syndicat des Métallos, ont publié une déclaration en faveur de M. Mulcair.

«J'aurais préféré avoir l'appui de M. Yussuff, mais il est libre de son point de vue. Et à travers le Canada, j'ai rencontré plus de gens qui appuyaient mon leadership, ma place continue au parti», a plaidé le chef néo-démocrate.

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