Legault indifférent au changement de ministre en Mauricie

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François Legault

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors qu'il débarque en région aujourd'hui pour y rencontrer, entre autres, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, se montre indifférent face au changement de ministre en Mauricie.

«On a beau changer Jean-Denis Girard pour Julie Boulet, cela n'a pas donné de résultats avec les libéraux depuis 2003. Je veux bien donner la chance aux coureurs, mais il faudra voir des résultats alors que la région a le pire taux de chômage et l'un des revenus disponibles les plus faibles», a-t-il confié en entrevue au Nouvelliste.

Malgré le passage de la députée de Laviolette devant la commission Charbonneau, M. Legault ne s'oppose pas pour autant à son retour, reconnaissant qu'elle est appréciée dans son comté.

«Même quand elle était là, la situation est-elle meilleure que celle de 2003? La réponse, c'est non», poursuit celui qui reproche aux députés libéraux de la région de n'avoir pu convaincre leur gouvernement «d'amener des investissements en Mauricie».

Par ailleurs, le chef du deuxième groupe d'opposition blâme le premier ministre libéral pour la mise en veilleuse de l'usine d'engrais d'IFFCO dans le parc industriel de Bécancour.

«Philippe Couillard a tué le projet en affirmant qu'il n'y avait pas d'avenir pour le gaz naturel au Québec», déplore-t-il.

Celui-ci reproche au PM d'être un médecin qui est «très théorique quand il parle d'économie». «Ce n'est pas suffisant d'aller à Davos une fois par année. Il faut être pro-actif et le premier ministre doit s'impliquer», croit M. Legault.

D'ailleurs, sa formation politique entend se concentrer sur l'économie en 2016. «Ce n'est pas bon en général au Québec. Et en Mauricie, on n'a pas réussi la transition à la suite de la baisse dans le secteur du papier. On a besoin de quelques grandes entreprises manufacturières», avance-t-il.

Or, la CAQ dispose de deux propositions dans sa poche pour stimuler l'économie. D'abord, M. Legault suggère la mise sur pied d'un Fonds de relance du secteur manufacturier de l'ordre de cinq milliards de dollars. Selon lui, ce Fonds inciterait les entreprises manufacturières à investir dans les technologies de pointe, la machinerie et les équipements afin d'accroître leur productivité et leurs exportations.

Ensuite, il demande au gouvernement libéral de réorienter une partie des surplus budgétaires versés au Fonds des générations dans des baisses d'impôts. Cette stratégie permettrait de remettre 500 $ dans les poches de chaque Québécois gagnant moins de 150 000 $ dès cette année. Car à son avis, tout effort de remboursement de la dette sera vain si la croissance économique n'est pas au rendez-vous.

Pour François Legault, la fuite d'une autre réussite québécoise vers l'étranger, soit Rona, après Provigo, Alcan, Astral et le Cirque du Soleil pour ne nommer que ceux-là, est un signe de plus prouvant que «notre économie ne donne aucun indice apparent de reprise».

«Nous sommes placés devant un fait accompli et c'est un triste jour pour le Québec. C'est toujours trop peu, trop tard avec le gouvernement libéral. Un des gains de la Révolution tranquille, un des gains des nationalistes québécois, tous partis politiques confondus, a été de faire du Québec une économie de propriétaires.

Maintenant, les libéraux acceptent que nous soyons une économie de succursales. Tous les États dans le monde essaient de protéger leurs sièges sociaux», a-t-il indiqué.

Interrogé à savoir pourquoi il visite la région jeudi, le chef caquiste a admis qu'il avait la Mauricie dans sa mire en vue des prochaines élections.

«On a eu des bons scores au Centre-du-Québec et la Mauricie est la prochaine qui basculera du côté de la CAQ car la dernière fois, les gens ont davantage voté contre PKP et la souveraineté que pour le projet économique et nous avons précisé notre position selon laquelle notre projet est à l'intérieur du Canada», explique-t-il.

Finalement, ce dernier s'est dit ouvert à l'idée d'un financement provincial pour un futur colisée à Trois-Rivières. «C'est un besoin et il est temps qu'on fasse quelque chose pour Trois-Rivières», a-t-il conclu.

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