Julie Boulet: «C'est une belle marque de confiance»

Julie Boulet fait un retour au cabinet libéral.... (Le Soleil)

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Julie Boulet fait un retour au cabinet libéral. On la voit ici alors qu'elle est félicitée par son chef Philippe Couillard.

Le Soleil

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Je suis très heureuse. C'est une belle marque de confiance du premier ministre. On n'est jamais sûre de rien dans cet univers-là, avec ses hauts et ses bas».

La ministre du Tourisme Julie Boulet, au centre,... (La Presse Canadienne) - image 3.0

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La ministre du Tourisme Julie Boulet, au centre, durant la cérémonie d'assermentation jeudi à Québec, en compagnie du premier ministre Philippe Couillard, à gauche, et du lieutenant-gouverneur J. Michel Doyon. 

La Presse Canadienne

C'est ainsi que la députée de Laviolette, Julie Boulet, a commenté son retour au cabinet libéral comme ministre du Tourisme et ministre responsable de la Mauricie.

Quelques heures plus tôt, celle qui aura cumulé plusieurs fonctions ministérielles depuis 2003 venait de vivre une autre cérémonie d'assermentation. Mais contrairement aux autres fois, les deux enfants, maintenant âgés dans la vingtaine et forts occupés, n'auront pu accompagner le couple pour ce moment toujours aussi solennel.

«C'était touchant pour moi. Il s'agissait d'un retour. On ne pense jamais qu'on va y revenir», a-t-elle confié.

Trouvant «correct» le portefeuille dont elle a hérité, Julie Boulet souligne le caractère économique du ministère du Tourisme. «C'est dans toutes les régions du Québec, c'est très structurant, ça crée des emplois et avec le dollar canadien qui est très bas, ce sera une grosse année pour l'industrie touristique», croit la politicienne.

À son avis, le ministère du Tourisme est celui «des belles annonces et des gens heureux». «C'est souvent événementiel et festif, très terrain. Il faut aller voir les gens et structurer une vision d'avenir», explique-t-elle tout en soulignant le fort travail des acteurs régionaux pour développer les quatre coins du territoire.

En retrouvant son chapeau de ministre régionale, celle-ci se dit consciente des nombreux dossiers qui l'attend et ce, tant du côté de La Tuque et Shawinigan que de Trois-Rivières. «Je vais me remettre en lien avec Yves Lévesque», précise celle dont le bureau est sur la même rue que celui du député fédéral de Saint-Maurice-Champlain, François Philippe Champagne, avec qui, dit-elle, les relations sont «très bonnes».

Quand on lui demande de réagir au sort qui fut réservé à son collègue trifluvien, Mme Boulet dit «tout à fait» le comprendre. «Ça me fait de la peine pour Jean-Denis. Ça vient nous chercher. Je lui ai offert toute ma collaboration. Sa présence au Salon rouge est un beau geste, car ça demande beaucoup de courage», a-t-elle partagé.

Jean-Denis Girard... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 4.0

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Jean-Denis Girard

François Gervais, Le Nouvelliste

«Un gars d'équipe»

«Il n'y a pas de cachette. Ce n'est pas la chose qu'on souhaite. Je respecte la décision du premier ministre. Il y a plusieurs variables qui rentrent dans le processus décisionnel. Je suis un gars d'équipe et je vais continuer à travailler avec l'équipe. Ma porte est toujours ouverte».

Voilà comment le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, a réagi à son exclusion du conseil des ministres, quelques instants après l'annonce du remaniement par Philippe Couillard.

D'ailleurs, contrairement à certains de ses collègues, l'ancien ministre délégué aux PME a accepté d'assister à la cérémonie. Bon joueur, on l'a même vu applaudir au Salon rouge de l'Assemblée nationale.

«Dans tout ce que j'ai fait dans ma vie, je n'ai jamais quitté le bateau. J'ai toujours mené à terme mes engagements. J'ai été élu par les gens de Trois-Rivières. Jamais je ne laisserai tomber la population qui m'a élue. Je vais travailler aussi fort, quel que soit le poste. Trois-Rivières a besoin de continuer à développer», a-t-il commenté.

Celui-ci ajoute «qu'il y a du bon travail de fait». Et il ne manque pas de rappeler ce qui se passe du côté du port trifluvien, de l'usine Kruger et du Centre hospitalier affilié universitaire régional.

«J'ai le sentiment du devoir accompli. Et je suis très fier du prix gagné il y a deux semaines», a-t-il confié, faisant allusion au prix Coupe-paperasse d'or 2016 qui lui fut décerné par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Même s'il n'occupe plus ses fonctions de ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional du Québec, M. Girard dit avoir toujours «comme dada les PME et le développement économique».

«J'ai toujours travaillé à créer une dynamique régionale et je souhaite ardemment qu'on continue. Je vais travailler aux choses que je peux apporter au niveau du comté, de la région et du gouvernement», a-t-il laissé entendre.

Appelé à commenter la nomination de Julie Boulet comme ministre responsable de la Mauricie, Jean-Denis Girard s'en tient à répéter que l'important pour lui, «c'est que la région avance». «Et la région travaille beaucoup plus en équipe», observe celui rappelle son propre travail en commun avec la Chambre de Trois-Rivières dans le dossier de la centrale nucléaire Gentilly-2 alors qu'il présidait la Chambre de la rive sud. Dans cette même foulée, il dit apprécier l'union des forces économiques entre Bécancour et Trois-Rivières.

Finalement, interrogé à savoir s'il avait trouvé éprouvant de recevoir autant de critiques de la part du député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, le député trifluvien a indiqué qu'il lui avait répondu par la voie d'une lettre d'opinion dans le journal. «C'est une game politique», a-t-il conclu.

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