«Je travaille sur le terrain» - Jean-Denis Girard

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Jean-Denis Girard

La Presse

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que certaines rumeurs lui font perdre son poste lors du prochain remaniement ministériel, le ministre délégué aux PME, Jean-Denis Girard, remet son sort entre les mains de Philippe Couillard tout en se disant fier de son bilan en 2015.

«C'est la prérogative du premier ministre. Je travaille sur le terrain», s'est-il contenté de dire en réaction à ce qui circule dans les coulisses de l'Assemblée nationale, soit son retrait du conseil des ministres au profit de Julie Boulet.

Outre la question de son avenir politique au sein du cabinet libéral, d'autres sujets dans l'actualité sont venus le rattraper en cette fin d'année.

D'abord, l'annonce de la fermeture de l'entreprise Sommex constitue une mauvaise nouvelle économique pour son comté. «C'est toujours déplorable. On pense aux familles. C'est une raison de marché. Emploi-Québec va être dans le dossier. On va travailler à reclasser les gens alors que 900 postes sont à pourvoir à Trois-Rivières d'ici 12 à 18 mois», a-t-il commenté.

Ensuite, le projet d'un nouveau colisée municipal venant de franchir une étape importante à la table du conseil, peut-on s'attendre à voir le gouvernement provincial débarquer en 2016 avec son chèque de 26 millions de dollars?

«Le projet n'est pas encore sur la table du ministère des Affaires municipales. Quand il le sera, cela va être analysé dans son ensemble», a simplement fait savoir le député trifluvien.

Au plan des priorités pour la prochaine année, il entend plutôt interpeller le gouvernement fédéral pour le dossier de la pyrrhotite. «Et avec un nouveau recteur à l'UQTR, on veut développer des projets avec notre université», a laissé entendre celui qui se réjouit de la nouvelle dynamique au niveau de la concertation régionale.

Mais, en rétrospective, il se réjouit d'avoir participé à la conversion de l'usine Kruger, du papier au carton, un projet de 250 millions de dollars qui reçoit l'appui de Québec, à hauteur de 190 millions de dollars.

«J'ai personnellement travaillé très fort sur ce projet. Nous avons ainsi sauvegardé, à long terme, 270 emplois de qualité, bien rémunérés, pour nos travailleurs et leur famille», a-t-il souligné.

En ce qui concerne le Fonds de diversification économique, dont la gouvernance fut renouvelée, pas moins de 88 projets ont été annoncés en 2015, pour un soutien financier de près de 17 millions de dollars, des investissements générés de plus de 80 millions de dollars ainsi que la création et la consolidation de 609 emplois.

Depuis leur arrivée au pouvoir, les libéraux ont procédé à 113 annonces, pour des contributions frôlant les 25 millions de dollars. Les investissements de près de 120 millions de dollars auront permis de créer et consolider 2343 emplois.

L'année qui s'achève fut aussi celle de la confirmation de la fameuse phase 2 de l'agrandissement de l'ancien CHRTR, devenu le Centre hospitalier affilié universitaire régional. Les travaux de 51,9 millions de dollars devraient être complétés en 2019.

Par ailleurs, le ministre responsable de la Mauricie s'est plu à décrire ce qui se passait chez l'un des plus gros employeurs privés de la région, Marmen: près d'un million $ d'investissement par Emploi-Québec pour une meilleure adéquation entre la formation et l'emploi, ce qui devrait permettre d'ajouter une centaine de postes, et perspective d'embauche de 200 personnes d'ici deux ans.

Soutien de 168 000 $ confirmé pour la construction de la nouvelle gare maritime et lancement du Programme de soutien aux investissements en infrastructure de transport maritime: voilà autant d'annonces qui auront tourné autour du port de Trois-Rivières en 2015.

«On veut continuer à développer le tourisme», a-t-il confié, faisant allusion au succès des spectacles à grand déploiement, tant à Trois-Rivières qu'à Shawinigan, de même qu'à l'essor des croisières.

Finalement, au plan «plus national», M. Girard tient à mentionner les gestes posés en matière d'allègement réglementaire, comme la fusion de la CSST, de la Commission de l'équité salariale et de la Commission des normes du travail qui, une fois complétée en 2017, devrait entraîner des économies récurrentes de huit millions de dollars par année.

«Et il y aura la mise en place d'Entreprises Québec, un portail unique grâce auquel les entrepreneurs de partout au Québec pourront, à partir d'une seule plateforme, accéder aux différents services gouvernementaux», a-t-il conclu.

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