Aide médicale à mourir: Noëlla Champagne renversée par la décision de la Cour supérieure

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Noëlla Champagne est confiante que la décision de la Cour supérieure sera renversée par l'appel du gouvernement du Québec.

François Gervais

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Renversée d'apprendre que la Cour supérieure accepte le report de l'entrée en vigueur de la loi sur les soins de fin de vie, Noëlla Champagne est toutefois confiante que cette décision soit renversée par l'appel du gouvernement du Québec.

L'ex-députée péquiste de Champlain connaît tout le processus entourant la naissance de cette loi. Elle a siégé au sein de la commission parlementaire formée pour aboutir d'un projet de loi visant les soins à apporter en fin de vie.

«J'étais sans connaissance quand j'ai vu cette nouvelle. Les gens qui contestent la loi ont le droit de le faire. Ce qui est inacceptable, c'est de voir que le gouvernement fédéral a envoyé son avocat pour appuyer la demande faite par les médecins qui contestent la loi.»

Saluant la détermination du gouvernement du Québec de faire appel de cette décision de la Cour supérieure, Noëlla Champagne rappelle combien les membres du gouvernement ont joué de finesse et de délicatesse dans l'élaboration de cette loi faisant l'objet d'un large consensus au sein de la société québécoise.

«Notre loi est légale. Il y a huit critères pour être admissible. Le plus solide critère est que c'est la personne malade qui doit demander elle-même d'avoir recours à cette loi. Et la force de cette loi est qu'elle est un continuum de soins. Quand on parle de soins de fin de vie, on parle de soins de santé, car on empêche une personne de souffrir durant sa fin de vie. On ne parle pas d'euthanasie ou de suicide», martèle Mme Champagne, qui souhaite que l'appel du gouvernement du Québec soit entendu et accepté rapidement afin d'éviter de devoir composer avec un report de plusieurs mois de l'entrée en vigueur de ladite loi.

Albatros en attente

La Maison Albatros avait amorcé son travail en prévision de l'entrée en vigueur de cette loi prévue à l'origine le 10 décembre. Depuis l'annonce de la décision de la Cour supérieure, les gens sont en attente.

«Hier matin (mardi), on était en mode action, comme toutes les maisons en soins palliatifs, pour encadrer et se rendre conforme à la législation. On est en train de changer notre code de procédure, car on doit être conforme le 10 décembre. On a compris que c'est suspendu. On va attendre les développements», constate Élise Rheault, directrice générale de l'établissement trifluvien.

L'aide médicale à mourir ne fait pas partie de l'offre de services de la Maison Albatros. 

Cette réalité est d'ailleurs expliquée à un bénéficiaire lorsque ce dernier fait son entrée à la maison. Toutefois, si un bénéficiaire en fait la demande durant son séjour, Albatros a l'obligation de la considérer et a la responsabilité de la référer au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

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