Amir Khadir en tournée à Trois-Rivières

Entouré de collègues, Amir Khadir, de Québec solidaire,... (François Gervais)

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Entouré de collègues, Amir Khadir, de Québec solidaire, a échangé avec le coordonnateur de la TROC Mauricie-Centre-du-Québec, Renaud Beaudry, accompagné de membres de son conseil d'administration.

François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que son parti aspire à prendre le pouvoir en 2018, Amir Khadir, de Québec solidaire, a passé la journée de lundi à Trois-Rivières afin d'y rencontrer différents groupes d'intérêt. Mais avec l'imminence du rapport final de la Commission Charbonneau, le visiteur d'un jour a incité le milieu communautaire à dénoncer l'intégrité libérale.

«Le mensonge politique est la première cause de la corruption. Vous devez leur dire que ce n'est pas vrai qu'ils ont une légitimité», a-t-il suggéré aux représentants de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) de la Mauricie/Centre-du-Québec.

Ceux-ci s'apprêtent d'ailleurs à organiser une neuvième manifestation en quelques mois, cette fois, devant les bureaux du premier ministre du Québec à Montréal, le 15 décembre prochain. «Ce sera la parade des vulnérables», a fait savoir le coordonnateur de la TROC, Renaud Beaudry.

Quant au message, il demeure le même: obtenir une plus grande reconnaissance de l'État, soit des ressources financières à la hauteur des besoins qui ne cessent de croître. «Le sous-financement a des impacts majeurs», affirme le porte-parole.

Or, même s'il est lui-même médecin et député, Amir Khadir trouve «ahurissant» l'enrichissement de la classe médicale et politique au moment même où Québec pratique l'austérité, entre autres, sur le dos du monde communautaire.

En plus d'évoquer les 10 milliards de dollars en marge de manoeuvre déjà proposés par les groupes sociaux, le représentant de QS a donné l'exemple des faibles redevances versées par les minières alors que la valeur des minerais tirés du sol dépasse les 54 milliards de dollars depuis 2009. «Elles ne paient que 2 % de redevances alors qu'au restaurant, on donne 15 % de pourboire», s'indigne celui qui a aussi parlé de la question des dividendes.

Avec un tel «cul-de-sac sur le plan de fiscalité», M. Khadir est d'avis que les solutions de «gros bon sens» apportées par sa formation politique, en termes de redistribution de la richesse, de protection de la langue et de l'environnement, trouveront écho au sein de la population. Et selon lui, le plus tôt sera le mieux pour son parti de se faire connaître aux Québécois, d'où cette tournée en sol trifluvien où il a pu aussi échanger avec des étudiants collégiaux et universitaires ainsi qu'avec des membres de comités de vigilance sur les hydrocarbures.

«Pas besoin d'attendre que le Québec subisse un choc aussi important qu'en Alberta, avec son désastre économique, pour passer à autre chose. Et le NPD n'a pas eu besoin d'un mode de scrutin proportionnel pour être élu», a-t-il indiqué en entrevue au Nouvelliste, histoire de démontrer qu'une victoire de Québec solidaire est même possible dans le mode de scrutin actuel.

Finalement, M. Khadir a profité de l'occasion pour réitérer son appui à l'accueil de réfugiés syriens «le plus grand nombre et le plus rapidement». «C'est une responsabilité morale qui diminue les risques de guerre, de terrorisme et d'instabilité», a-t-il conclu.

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