«Julie n'a pas été remplacée»

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Donald Martel

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) À peine élu responsable de la région de la Mauricie au sein de sa formation politique, à la place de Sylvie Roy, le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, décoche des flèches à l'endroit du ministre libéral Jean-Denis Girard.

«Julie (Boulet) n'a pas été remplacée au conseil des ministres. Efficace, elle exerçait son leadership dans son ministère. La voix de la Mauricie au conseil des ministres, ça s'est perdu. Celui qui était prêt à être candidat de la CAQ une semaine avant l'élection est un peu décevant. Ça n'équivaut pas à Julie», a-t-il confié en entrevue au Nouvelliste, faisant allusion au député de Trois-Rivières et ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec.

À son avis, les députés libéraux de la Mauricie sont «très dociles». «La mentalité libérale, c'est de se dire: on suit la vague, on ne fait pas de vague», soutient le nouveau critique du ministre Girard en matière de Développement économique régional. Il donne l'exemple des nouveaux tarifs de stationnement qui s'appliqueront aux employés du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux Mauricie-Centre-du-Québec, mais qui ne sont aucunement dénoncés par le caucus libéral mauricien.

En plus de conserver ses fonctions de whip et de responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Donald Martel est aussi devenu le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en Tourisme et Stratégie maritime, une position de choix, dit-il, pour traiter des dossiers portuaires.

Sans vouloir jouer le rôle de député pour la Mauricie, il veut néanmoins rencontrer les maires de Trois-Rivières et Shawinigan ainsi que les préfets des différentes MRC avant la fin de l'année. «Je veux établir une ligne directe avec eux. J'ai une bonne compétence dans le monde municipal. Je comprends les problématiques. Ce que j'ai envie de faire, c'est d'occuper la place. Je connais parfaitement cette région-là. J'en suis très attaché», affirme le p'tit gars de Grand-Mère.

Par ailleurs, celui-ci ne s'en cache pas: la Mauricie représente un défi pour la CAQ. Mais il se plaît à rappeler la vague adéquiste qui avait frappé cette même région en 2007.

Lors de la rentrée parlementaire, les troupes de François Legault entendent marteler deux sujets en particulier: l'éducation et l'économie.

À ce dernier égard, Donald Martel se dit ouvert à ce que le Fonds de diversification économique de 200 millions de dollars puisse servir à la grande entreprise telle qu'IFFCO. «Nos petites entreprises, elles vont en avoir de l'ouvrage», souligne-t-il comme retombées à ce mégaprojet.

Finalement, ce dernier réclame de la transparence auprès du ministre de l'Énergie, Pierre Arcand, par rapport à la vente de deux véhicules blindés qui avaient été acquis par Hydro-Québec pour protéger la centrale nucléaire Gentilly-2.

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