Sylvie Roy n'est pas surprise du ton vindicatif de François Legault

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Sylvie Roy

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Justifiant son départ de la CAQ pour retrouver sa liberté de parole et d'agenda comme députée indépendante d'Arthabaska, Sylvie Roy considère que son ancien chef est «incapable de vraies excuses», en entrevue au Nouvelliste.

Dans un communiqué de presse, François Legault parle d'une collègue qui éprouvait des difficultés à remplir ses obligations et dit regretter la tournure publique des événements. «Il n'a qu'à s'en prendre à lui-même. Ce n'est pas moi qui ai commencé ça. Il y a une gradation dans ses attaques personnelles. Je le savais qu'il serait vindicatif. Il commence à paniquer», a rétorqué la politicienne originaire de La Tuque.

C'est qu'après l'annonce de sa démission du caucus, un employé de la CAQ a publié sur Twitter un message soulignant qu'elle avait des problèmes de consommation d'alcool avant que le tout soit rapidement supprimé.

«C'est cheap. Qu'ils me trouvent une photo avec un verre de vin ou de bière dans les activités partisanes ou au parlement», a répliqué Mme Roy.

En conférence de presse, jeudi, à Victoriaville, elle a reproché à François Legault de l'avoir écartée des dossiers qui la concernent et d'avoir réagi à son insatisfaction par des attaques à sa réputation. Elle a aussi soutenu que le leader caquiste l'avait menacée «de lui faire du mal» si elle nuisait à la formation politique.

«Je veux être très clair sur une chose: il n'y a eu aucune menace ou attaque personnelle envers Sylvie Roy. Au contraire, c'est avant tout des sentiments d'amitié et de respect qui nous ont poussés à lui offrir notre aide. Toute affirmation qui irait dans le sens contraire serait fausse. C'est d'ailleurs sans rancoeur que je lui souhaite tout le meilleur pour la suite des choses et ce, malgré son départ », a affirmé M. Legault.

Plus tôt, il avait réagi sur son compte Twitter en indiquant qu'il était «triste de voir autant de politique partisane autour d'un drame humain».

Selon lui, les membres du caucus de la CAQ avaient la responsabilité d'agir envers Sylvie Roy. «Nous sentions depuis un certain temps, en tant que collègues, que nous devions être présents pour elle et lui offrir notre aide. Nous avons pris nos responsabilités, ce qui n'est pas toujours facile. Nous voulons tous le plus grand bien pour Sylvie », a-t-il mentionné.

Pour sa part, la principale intéressée entend «passer par-dessus ça» et, dit-elle, «faire une trêve». Et à son avis, son statut de députée indépendante ne devrait pas l'empêcher d'être aussi efficace, comme elle le fut par le passé dans des dossiers tels que l'industrie de la construction et l'UQTR.

«J'ai des commentaires positifs, il y a des députés du caucus qui m'écrivent. Comme ce fut le cas avec Norman MacMillan (qui l'avait insultée), je clos le dossier et je passe à autre chose», a conclu cette mère de famille visiblement soucieuse de l'impact de cette tempête sur ses enfants.

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