Les jeunes libéraux à Shawinigan: d'importantes retombées pour la ville

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Nicolas Perrino, le président de l'aile jeunesse libérale, lors du 33e Congrès-Jeunes du Parti libéral qui se déroulait à Shawinigan.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Il y avait beaucoup de libéraux au pied carré, en fin de semaine à Shawinigan, alors que se tenait le 33e Congrès-Jeunes du Parti libéral du Québec. Plus de 450 passionnés de politique âgés entre 16 et 25 ans ont pris rendez-vous pour débattre de différentes résolutions qui seront par la suite soumises au gouvernement. En marge de ce rassemblement jeunesse, le Parti libéral du Québec recevait députés et ministres au Caucus des députés, cette fois au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins.

Des jeunes - et, disons-le, des moins jeunes - qui ont dormi, mangé, qui ont dépensé leurs deniers à Shawinigan durant deux jours. Des jeunes qui, additionnés aux festivaliers de la région, ont rempli les hôtels et lieux d'hébergement jusqu'à Drummondville. Au point où l'organisation du Congrès-Jeunes a dû louer des chalets en périphérie, des lofts en ville, sans compter une dizaine de roulottes installées dans le stationnement de l'Auberge Gouverneur où avait lieu l'événement. Certains ministres, dont Jean-Marc Fournier, n'ont eu d'autre choix que de redescendre coucher à Québec, faute de place pour se loger.

L'homme derrière cet achalandage, celui qui a exercé une certaine pression pour que ce 33e congrès se déroule à Shawinigan, soit le député libéral de Saint-Maurice, Pierre Giguère, était aux anges de constater que les commerces de la ville, comme le Trou du diable situé à proximité, étaient remplis à pleine capacité. Déjà, ce dernier caresse le rêve de revoir une nouvelle horde de députés débarquer en masse à Shawinigan pour un prochain caucus d'ici... quelques années.

«C'est au-delà de mes espérances», lance d'emblée M. Giguère, qui a profité du beau temps pour tirer par la manche certains de ses collègues et leur famille jusqu'à la Cité de l'Énergie. «Je voulais le congrès à Shawinigan. L'an passé, le congrès s'est déroulé sur le campus de l'Université de Sherbrooke, donc avec plus ou moins de retombées économiques. Moi, je le voyais ici à Shawinigan, où on est plus dans un milieu de vie, donc avec plus de retombées économiques.»

«C'est vraiment un bel endroit», note le plus jeune député à l'Assemblée nationale, Jean Habel. «J'ai redécouvert Shawinigan.»

De passage sur les berges de la rivière Saint-Maurice, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, est d'avis que les retombées régionales d'un tel événement dépassent la seule sphère économique. Aux dollars sonnants il faut additionner la visibilité nationale pour la région, une certaine retombée politique et, surtout, un apport émotionnel indéniable.

«Quand on vient ici, on s'imprègne de ce qui se passe ici. Et quand il y a des problèmes, comme à Shawinigan l'an passé, tu es plus porté à essayer d'aider. On s'investit alors, je dirais, avec de l'émotion, en plus de la raison. La retombée, à mon avis, elle est surtout là, c'est-à-dire la compréhension, le désir d'implication des décideurs publics à l'égard de la région.»

Résolutions déposées

Parmi les points de discussion des jeunes libéraux, thématiques nationales et résolutions régionales étaient au menu. Sur la scène régionale, la Commission politique jeune de la Mauricie a demandé au gouvernement qu'il s'engage à venir en aide au Carrefour Jeunesse-Emploi de Trois-Rivières et de la MRC des Chenaux afin que ce dernier puisse encadrer avec efficience les jeunes qui sont à la recherche d'un emploi. Du même souffle, on espère que le gouvernement Couillard mette en place des mesures pour faciliter la conciliation travail-étude auprès des étudiants recourant aux services du Carrefour Jeunesse-Emploi.

Notons également la réforme du système de prestation de soutien aux enfants de la Régie des rentes du Québec qui, selon les jeunes libéraux, pourrait favoriser un plus grand nombre de naissances. Une proposition qui, déjà, soulève quelques questionnements et qui laisse croire à certains qu'une telle mesure participerait à sortir les mères du milieu du travail en les incitant à procréer davantage.

La ministre de la Culture et de Communications, Hélène David, qui a enseigné jadis la psychologie de la maternité, n'est pas contre cette idée, bien qu'elle y ajoute un petit bémol. «Si une femme veut plusieurs enfants, formidable. Et que l'État accompagne et donne des allocations supplémentaires, ça peut être fort intéressant. Mais il ne faut pas que ce soit une idéologie de dire qu'il faut faire beaucoup d'enfants, comme la revanche des berceaux.»

«Ce qui est important dans tout ça, c'est de respecter le choix des femmes», résume Mme David.

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