Aussant attendu à bras ouverts au PQ

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Jean-Martin Aussant

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne

Les péquistes ont ouvert leur porte à un éventuel retour de Jean-Martin Aussant au sein de leur formation, exactement quatre ans après son départ qui a mené à la fondation d'Option nationale.

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a déclaré que M. Aussant, qui a quitté le PQ en juin 2011, serait «certainement» un atout pour le parti.

En se rendant au caucus du PQ, mercredi à l'Assemblée nationale, M. Péladeau a souligné un passage dans l'hommage prononcé mardi par M. Aussant aux funérailles de l'ex-premier ministre Jacques Parizeau.

«Il y a une espèce de convergence, en tout cas certainement un mouvement qui tend vers le rassemblement des forces indépendantistes, a-t-il dit. Et je pense que tous et toutes nous ne pouvons que nous en réjouir.»

Selon M. Péladeau, en appelant à la «fin des exils», M. Aussant, qui habite maintenant Londres après avoir quitté la politique, s'inscrit dans une tendance observée chez les souverainistes.

«Ce que je retiens de son intervention, c'est qu'on peut lire à mots couverts qu'il souhaite revenir au Québec, a-t-il dit. Ce que je mentionnais à l'instant, c'est qu'il semble y avoir une volonté de poursuivre ce rassemblement.»

M. Péladeau a expliqué que M. Aussant aura certainement l'occasion de préciser ses intentions concernant son éventuel retour au PQ et sur l'union des forces souverainistes.

«Je pense que cette décision lui appartient, a-t-il dit. Encore une fois, c'est mon interprétation que je fais de ses propos. Je présume qu'il aura certainement l'occasion de les préciser au fur et à mesure des semaines.»

M. Péladeau a affirmé qu'il a l'intention de parler avec M. Aussant dès que l'occasion se présentera.

«J'ai l'intime conviction que Jean-Martin Aussant est un indépendantiste, a-t-il dit. J'ai l'intime conviction que nous partageons cet objectif - et donc dans la perspective de rassemblement. Chose certaine nous allons échanger ensemble.»

Le 7 juin 2011, M. Aussant avait annoncé son départ du caucus péquiste en raison de divergences sur la stratégie de l'aile parlementaire, divisée sur l'adoption d'un projet de loi qui devait protéger des poursuites un contrat du conglomérat Québecor pour l'amphithéâtre de Québec.

Dénonçant l'approche «clientéliste et électoraliste» dans ce dossier, M. Aussant avait déploré que le PQ ne soit pas plus actif à promouvoir le projet souverainiste.

«Cette décision-là, moi, m'a illustré le fait qu'on était prêts, dans la direction actuelle du parti, à jouer le même genre de jeu que Jean Charest et sa clique, et, moi, je ne suis pas venu dans un parti pour jouer à ça, mais pas du tout», avait-il dit.

M. Péladeau, actionnaire de contrôle de Québecor, a affirmé que tous ceux qui considèrent le PQ comme le véhicule de l'indépendance ont leur place au sein de la formation politique.

«Tous ceux et celles qui partagent cette orientation, cet objectif politique, sont les bienvenus au Parti québécois», a-t-il dit.

La députée péquiste Martine Ouellet a également estimé hier que M. Aussant, qui a fondé Option nationale en septembre 2011, a toujours sa place au PQ.

«Je pense qu'il est bienvenu, je pense qu'il faut qu'on additionne nos forces et il a une contribution vraiment importante à apporter à l'indépendance du Québec», a-t-elle dit.

Mme Ouellet a interprété le message de M. Aussant sur la «fin des exils» comme un appel à l'unité des forces souverainistes.

«Je pense que c'est un appel à se renforcer parce que travailler ensemble, c'est ce qui nous rend plus fort», a-t-elle dit.

Le député péquiste Bernard Drainville a déclaré que peu importe si M. Aussant choisit de retourner au PQ, son retour est positif.

«Qu'il revienne à un engagement actif au sein du mouvement souverainiste, peu importe le moyen qu'il va choisir, c'est une bonne nouvelle», a-t-il dit.

Tout en faisant une référence à l'expérience de M. Péladeau en affaires, le premier ministre Philippe Couillard a refusé de commenter les propos de M. Aussant, hier.

«M. Péladeau a une grande expérience de la convergence, vous en conviendrez, a-t-il dit aux journalistes. 

«Pour ce qui est de l'analyse de son parti politique et de son mouvement, je lui laisserais

le soin de la faire de même qu'à vous.»

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