Des funérailles d'État et un édifice pour honorer la mémoire de Jacques Parizeau

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Le siège social montréalais de la Caisse de dépôt et placement portera le nom d'édifice Jacques-Parizeau, a annoncé mardi le premier ministre Philippe Couillard.

Le chef du gouvernement libéral a expliqué qu'il avait choisi de poser ce geste pour «prolonger la mémoire» de M. Parizeau «de façon durable».

«Un des personnages importants de notre histoire nous a quittés. On peut désormais dire à son sujet que sa mémoire appartient au Québec tout entier, à toutes les Québécoises et à tous les Québécois sans exception et cela, au-delà des appartenances politiques», a déclaré le premier ministre en conférence de presse à l'Assemblée nationale.

M. Couillard a aussi fait savoir que M. Parizeau, décédé lundi soir à l'âge de 84 ans, aura droit à des funérailles d'État. Les détails de la cérémonie seront communiqués ultérieurement.

Le leader fédéraliste a décrit l'ancien premier ministre souverainiste comme un «des grands bâtisseurs» du Québec moderne, un homme qui a «bien mérité de la nation».

«Tous les Québécois sont aujourd'hui en deuil, privés d'un homme d'État exceptionnel, un homme qui a consacré sa vie au Québec et au service public, un des grands bâtisseurs du Québec moderne, notamment de la prise en main par les Québécois des outils financiers et économiques nécessaires à notre développement, a dit M. Couillard. Je pense entre autres à la Caisse de dépôt et placement du Québec devenue si importante, si utile à notre progrès.»

Pour le premier ministre libéral, le plus important legs de l'ex-chef péquiste pour la nation québécoise est davantage de nature économique que politique. En contribuant à la mise sur pied de la Caisse de dépôt, M. Parizeau a donné aux francophones la confiance qui leur manquait sur le plan financier, a soulevé M. Couillard.

«Il y a son message politique qui lui appartient, mais son legs principal est un legs économique de confiance pour nous, les francophones, qu'il était possible, dans ces années, avec ses compagnons de l'époque, de prendre en main les outils de notre développement, bien sûr, la Caisse de dépôt et placement, mais il a été de ces grands bâtisseurs de la Révolution tranquille auxquels on doit tant», a-t-il dit.

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a dit perdre «un mentor, un guide, un sage» avec la disparition de M. Parizeau.

«Il a été un homme d'État au parcours exceptionnel, a souligné M. Legault, visiblement ému. Aux côtés des Jean Lesage et des René Levesque, il a fait partie des grands bâtisseurs du Québec, c'était un géant.»

Jacques Parizeau «voyait grand pour le Québec», a ajouté M. Legault, un ancien ministre péquiste qui a tourné le dos au mouvement souverainiste il y a quelques années.

«Là-dessus, on a un différend sur le timing - et je ne commencerai pas à faire des analyses sur la date du prochain référendum - mais je peux vous dire que M. Parizeau voyait grand pour le Québec et là-dessus, on est tous les deux d'accord», a-t-il dit.

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