«Il n'avait tout simplement pas le droit de mourir» - Jean-Martin Aussant

Jean-Martin Aussant a rendu hommage à Jacques Parizeau.... (Photo archives La Presse)

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Jean-Martin Aussant a rendu hommage à Jacques Parizeau.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Le fondateur et ancien chef du parti Option nationale Jean-Martin Aussant a réagi depuis Londres, mardi, au décès de l'ancien premier ministre Jacques Parizeau. L'ancien député de Nicolet-Yamaska a exprimé sur sa page Facebook la profondeur de l'influence qu'a eue M. Parizeau sur lui.

«Jacques Parizeau est l'homme qui m'a le plus inspiré et je suis infiniment reconnaissant envers la vie d'avoir pu le côtoyer, même si j'en aurais pris bien davantage», écrit M. Aussant. «Pour moi, il n'avait tout simplement pas le droit de mourir», ajoute celui qui fut d'abord élu en 2008 sous la bannière du parti québécois, qu'il a quitté en 2011 pour fonder Option nationale.

«Plusieurs ont été séduits par son remarquable collègue Lévesque. Moi c'était le bourgeois à l'air sérieux, costume trois pièces, avec un regard déterminé qui m'a fasciné quand j'avais 10 ans, en 1980. Il guidera par la suite plusieurs de mes choix de vie. Il incarnait la confiance en soi et la capacité, voire le devoir, de gérer ses propres affaires. Certains pensent que le Canada demeure le meilleur ensemble pour ce faire. Lui pensait que le Québec était ce point d'attache naturel», note Jean-Martin Aussant.

De Jacques Parizeau, M. Aussant retient particulièrement les qualités d'assurance, de courage et d'honnêteté dans ses prises de position toujours claires. Il considère également que Jacques Parizeau a inscrit la société québécoise dans la modernité et «donné confiance en eux à des millions de gens».

«Il possédait aussi une combinaison improbable en ce qu'il était un homme de chiffres qui a du coeur», observe aussi l'ancien député, économiste de formation, maintenant à l'emploi de Morgan Stanley Capital International.

«Alors lorsqu'un patriarche fondateur nous quitte, on a fondamentalement trois options. On peut fermer boutique, on peut reprendre la shop et continuer le travail, ou on peut laisser la suite être gérée par d'autres. Le débat qu'il a tant contribué à faire avancer n'est pas près de disparaître au Québec. Il y a du levain dans la pâte, comme il l'avait si bien imagé lors d'un de ses derniers grands discours. Reste à voir ce que la population du Québec voudra en faire», conclut Jean-Martin Aussant.

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