Pierre Karl Péladeau veut rétablir les CLD

Le candidat à la direction du PQ, Pierre... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le candidat à la direction du PQ, Pierre Karl Péladeau, serrant des mains sous le regard du président du comité exécutif du PQ dans Nicolet-Bécancour, Jean-René Dubois.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) S'il était au pouvoir, Pierre Karl Péladeau rétablirait les CLD, «une structure qui fonctionnait», et profiterait du Fonds de 200 millions de dollars pour stimuler la création de PME à Bécancour car, dit-il, les grandes entreprises d'aujourd'hui étaient les PME d'hier, citant les cas de CGI et Québecor.

«Avec l'obsession des dépenses du PLQ et ses coupes dans les CLD, nous nous affaiblissons et c'est un geste dont l'impact est néfaste pour le Québec», a-t-il lancé à la centaine de militants péquistes réunis à l'Auberge Godefroy pour une activité de financement qui a permis d'amasser 11 000 $.

Après la défaite amère de 2014, le comité exécutif du Parti québécois dans Nicolet-Bécancour connaît un regain de vie sous la présidence de l'ancien candidat, Jean-René Dubois, et la vice-présidence de Yannick Morin, fils de l'ex-député Michel Morin.

Dans une entrevue exclusive accordée au Nouvelliste, le candidat à la direction du PQ a rappelé son engagement pour le développement économique. «Le parc industriel est très important et il y a autre chose que le Plan Nord», a-t-il confié.

Sur l'actualité du jour, le député de Saint-Jérôme croit que le ministre Yves Bolduc doit renoncer à sa prime de départ et que le voyage de six ministres en Europe démontre à quel point le gouvernement Couillard «dit quelque chose et agit autrement».

Devant des troupes visiblement enthousiastes, le conférencier de la soirée a affirmé que son parti n'était pas prêt pour parler d'indépendance lors de la dernière campagne électorale. «C'est l'erreur qu'on aura commise. Je n'avais pas d'ambiguïté de faire du Québec un pays. Nous avons perdu des alliés», a avoué celui qui veut rassembler toutes les forces indépendantistes, qu'elles soient de gauche, de droite ou au centre. «Donnons-nous un pays et ensuite, un régime», a-t-il renchéri au grand plaisir de l'auditoire.

Mais à la lecture des récents sondages, M. Péladeau constate que «le discours de l'indépendance commence à faire mouche». Et faisant référence aux tactiques de ses adversaires, il rappelle qu'on lui a fait confiance dans son comté, «même si j'étais actionnaire majoritaire».

Selon lui, si la promotion de la cause souverainiste reposait en 1980 sur l'amour de la langue française et «qu'il y avait quelque chose de passionnel», il y aura une démonstration à faire en 2015, soit celle «que le régime fédéral nous empêche de nous enrichir et nous engage dans l'appauvrissement».

«Il y a une mauvaise nouvelle, nous sommes trois ans et demi dans l'opposition. Il y a une bonne nouvelle, nous sommes trois ans et demi dans l'opposition pour parler d'indépendance», a fait savoir celui qui propose la création d'un Institut de recherche appliquée sur le sujet.

Ce partisan des consultations populaires a raconté comment ses voyages de pêche avec son fils Thomas l'ont amené à longer la rivière Saint-Maurice et qu'ils revoyaient encore «ces draveurs exploités par la CIP, des intérêts anglo-saxons».

«Je ne vis pas dans le passé, mais en fonction de mon passé. Il faut apprendre pour mieux s'émanciper. Nous avons tout ce qu'il faut pour faire du Québec un pays», a-t-il conclu.

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