Philippe Couillard laisse la porte ouverte à un remaniement ministériel

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Philippe Couillard n'a pas voulu commenter, mercredi, les rumeurs de remaniement ministériel qui laissent entendre qu'Yves Bolduc pourrait perdre le ministère de l'Éducation.

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La Presse Canadienne

Le premier ministre Philippe Couillard a laissé la porte ouverte, mercredi, à un remaniement de son conseil des ministres.

Contrairement à il y a deux mois, où il avait écarté cette option, M. Couillard s'est contenté d'affirmer qu'il ne commenterait pas les plus récentes rumeurs à ce sujet.

«Je ne commente pas les rumeurs, a-t-il dit aux journalistes. On continue de travailler avec le gouvernement, j'ai entièrement confiance en mon équipe et on continue d'aller vers l'avant.»

Pour la deuxième fois en deux jours, M. Couillard a refusé de renouveler sa confiance envers le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, affaibli par une récente controverse sur les fouilles à nu dans les écoles.

En décembre dernier, alors qu'un remaniement était réclamé par l'opposition en raison du mécontentement suscité par M. Bolduc, M. Couillard avait pris sa défense et rejeté l'option d'un remaniement.

Mercredi, avant une réunion de ses députés, M. Couillard s'est contenté de dire qu'il faisait confiance à toute son équipe. Questionné spécifiquement sur son appréciation de M. Bolduc, le premier ministre s'est contenté de répéter sa réponse.

«J'appuie l'ensemble de mon gouvernement et je n'irai pas plus loin dans mes commentaires», a-t-il dit aux journalistes.

En décembre dernier, alors que les critiques fusaient contre son ministre de l'Éducation, M. Couillard avait affirmé que M. Bolduc allait présider à la mise en place de la vision gouvernementale de l'école pour 2020-2025.

Les péquistes et caquistes ont affirmé mercredi que le premier ministre aurait dû agir depuis longtemps pour écarter M. Bolduc de l'Éducation.

Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault a déclaré que M. Couillard aurait dû agir quand M. Bolduc s'est retrouvé au centre d'une première controverse, après l'élection, concernant une prime de 215 000 $ qu'il a reçue à titre de médecin.

«Ça aurait dû être fait avant, ça fait longtemps qu'on le demande, je pense que l'Éducation c'est la priorité au Québec et il faut avoir un ministre qui est crédible quand il discute avec les enseignants et les directeurs d'école», a-t-il dit.

Le chef intérimaire péquiste Stéphane Bédard a affirmé qu'un remaniement pose la question de qui serait en mesure de lui succéder, une question délicate selon lui.

«Par qui on le remplace? Il y a un problème de compétence dans ce gouvernement-là qui est généralisé, malheureusement, a-t-il dit. M. Couillard en est en partie responsable.»

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