Yves Bolduc quitte la vie politique

Yves Bolduc... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

Agrandir

Yves Bolduc

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Alexandre Robillard
La Presse Canadienne

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, quitte la vie politique pour retourner à la pratique médicale.

M. Bolduc a fait part de sa décision jeudi matin au premier ministre Philippe Couillard.

«C'est une décision qui m'appartient, a dit M. Bolduc aux côtés du premier ministre. Je quitte en tant que ministre et en tant que député (de Jean-Talon)».

«J'ai accepté la décision de mon ami, mon collègue Yves, celui que j'ai amené en politique en 2008», a pour sa part commenté M. Couillard, ajoutant qu'il apportera dans les meilleurs délais un «ajustement» au conseil des ministres pour désigner un successeur à M. Bolduc.

Depuis la semaine dernière, M. Bolduc était devenu une source d'embarras pour le gouvernement à la suite de déclarations à propos des fouilles à nu dans les écoles.

Cette semaine, le premier ministre Philippe Couillard a refusé à plusieurs occasions de renouveler sa confiance envers lui personnellement. Mercredi, M. Couillard avait laissé la porte ouverte à un remaniement ministériel.

Les noms de la ministre de la Culture Hélène David et celui du ministre de l'Emploi François Blais ont circulé cette semaine.

Une décision est attendue d'ici le départ de M. Couillard pour Paris, en fin de semaine, à l'occasion d'une mission avec cinq ministres dont Mme David.

Yves Bolduc, qui aura 58 ans la semaine prochaine, est aussi ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science et ministre responsable de la région de la Côte-Nord. Dans un précédent gouvernement libéral, il a été ministre de la Santé et des Services sociaux, de 2008 à 2012.

À la suite de l'élection des libéraux, en avril dernier, M. Bolduc est rapidement devenu une source d'embarras pour le gouvernement.

En juin, le ministre de l'Éducation s'est retrouvé au centre d'une controverse en raison d'une prime de 215 000 $ qu'il avait reçue à titre de médecin omnipraticien, durant le bref passage des libéraux dans l'opposition.

Cet incitatif visait à stimuler la prise en charge de patients, que M. Bolduc a cependant dû abandonner, ses fonctions de médecin étant incompatibles avec celle de membre du conseil des ministres.

La Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) avait réclamé 27 000 $ à M. Bolduc, soit la moitié des primes versées pour des patients qu'il n'avait pu suivre durant la période minimale de 12 mois exigée pour le versement de primes.

Devant le tollé, M. Bolduc avait décidé de verser la même somme à des organismes caritatifs de soins aux malades.

À la fin de l'été, M. Bolduc a suscité une nouvelle controverse en affirmant que les bibliothèques scolaires disposaient d'assez de livres.

Le ministre de l'Éducation avait à nouveau mis le feu aux poudres en déclarant que l'achat de livres était facultatif.

«Il n'y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s'empêcher de lire, parce qu'il existe déjà des livres», avait-il dit.

La semaine dernière, M. Bolduc a fait les manchettes dans plusieurs pays en affirmant qu'il était acceptable que des directions d'écoles procèdent à des fouilles à nu d'élève en cas de soupçon de possession de drogue.

«Il est permis de faire des fouilles à nu, à une seule condition, il faut que ça soit très respectueux, il y a un cadre qui doit être respecté», a-t-il déclaré le 17 février.

Deux jours plus tard, M. Couillard l'a désavoué lorsqu'il a déclaré en Chambre qu'il ne souhaitait plus de telles fouilles dans les écoles du Québec.

«La question de la fouille à nu dans les écoles, la réponse c'est non, on n'en veut pas», avait dit le premier ministre.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer