Champagne et Trudel prêts à parler de la charte de la laïcité

Le député péquiste sortant de Saint-Maurice, Luc Trudel.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le député péquiste sortant de Saint-Maurice, Luc Trudel.

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Bien qu'ils aient pris officiellement position pour le candidat Pierre Karl Péladeau dans la course à la direction du Parti québécois, les ex-députés Luc Trudel et Noëlla Champagne, respectivement de Saint-Maurice et de Champlain, suivent attentivement et analysent les déclarations des différents aspirants, dont celles récentes de Bernard Drainville sur une nouvelle version de la charte de la laïcité.

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Noëlla Champagne

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Alors que Luc Trudel craint que Bernard Drainville ne devienne «l'homme d'une seule idée», Noëlla Champagne se demande si c'était si pressé de ressortir ce dossier, alors que les funérailles des victimes de Charlie Hebdo n'ont même pas encore eu lieu.

«En même temps, on se demande s'il y a vraiment un bon moment pour discuter de ce sujet», nuance-t-elle. Une chose est certaine, les deux ex-députés souhaitent que la question de la charte ne soit pas l'unique sujet lors des débats de la course à la chefferie car, notent-ils, les militants veulent aussi discuter de bien d'autres sujets.

«Personnellement, l'adoption un jour ou l'autre d'un document qui reprendra le contenu de fond de la charte m'apparaît essentielle», précise Luc Trudel qui y voit un geste fondateur important pour les Québécois. Lorsqu'il a pris connaissance des événements de Paris, il dit avoir immédiatement pensé qu'il était urgent d'adopter une Charte de la laïcité au Québec.

«Ceci dit, je trouve malheureux que Bernard ramène lui-même cette question-là, parce que lors de la dernière élection, il a porté personnellement une partie du poids de la défaite. C'est clair que j'aurais préféré que ce soit quelqu'un d'autre qui relance cette idée. Il a été brûlé par l'élection, cette idée-là aussi. Mais tôt ou tard, il faudra y revenir, reconnaît-il, pour régler la question des relations entre les communautés culturelles et celle de l'intégration de ces communautés.»

Quant à savoir si la course est le bon moment pour le faire, Luc Trudel répond que la question de la charte a largement été débattue déjà au parti et que le meilleur forum pour en discuter à nouveau est le futur congrès du Parti québécois dans deux ans. Sa collègue Noëlla Champagne qui a participé à la Commission parlementaire sur la charte de la laïcité, croit qu'il est clair que le Parti québécois se dirigeait vers des compromis, dont celui avancé hier par Bernard Drainville, soit une clause grand-père pour les fonctionnaires déjà à l'emploi de l'État. «On serait allés vers ça de toutes façons, mais le temps nous a manqué.» L'ex-députée estime qu'il est clair qu'on a le goût de poser des gestes au Québec tout en ayant peur de se tromper ou de ne pas aller assez loin.

Le président régional du PQ, Yves St-Pierre, affirme quant à lui que la course à la direction du parti est un très bon moment pour parler de la charte des valeurs. Il est de ceux qui nient farouchement qu'elle a été un élément de la défaite du Parti québécois, contrairement à la question nationale. «Le débat sur la charte demeure. Il n'est pas réglé. Il faut un débat sur le fond. Il y aura toujours des événements prétextes à ne pas parler de la charte. Si on n'en parle pas pendant la course à la chefferie, quand en parlera-t-on? Ma crainte, c'est plutôt qu'on n'en parle pas», a-t-il affirmé.

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