Péladeau compte plusieurs appuis en Mauricie

L'ex-députée Noëlla Champagne a reçu Pierre Karl Péladeau... (Émilie O'Connor)

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L'ex-députée Noëlla Champagne a reçu Pierre Karl Péladeau dans la circonscription de Champlain, le week-end dernier.

Émilie O'Connor

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(Trois-Rivières) Dans une Mauricie complètement balayée par les libéraux lors du scrutin provincial d'avril dernier, les observateurs péquistes salivent déjà à l'idée de voir celui que l'on surnomme PKP diriger les troupes souverainistes. Parmi ceux-ci, on note les ex-députés Noëlla Champagne, Jean-Pierre Jolivet, Guy Julien, Yves Duhaime et, dans une certaine mesure, Luc Trudel.

À peine quatre jours après avoir reçu le député de Saint-Jérôme dans la circonscription de Champlain, Mme Champagne n'a d'ailleurs pas tardé à appuyer M. Péladeau. Ses qualités d'homme d'affaires et son approche à propos de la souveraineté l'ont suffisamment convaincue pour qu'elle accepte de participer à sa campagne dans la course à la succession de Pauline Marois.

«Il reflète le genre d'homme qui pourrait donner un coup de barre au Parti québécois avec sa nouvelle vision du Québec de demain. Pour gouverner, je lui fais confiance. De plus, je sais qu'il va s'entourer correctement, avec les meilleurs», note Mme Champagne, tout en précisant que son appui est personnel et n'implique pas l'Association péquiste de Champlain, dont elle est présidente.

Par ailleurs, les qualités entrepreneuriales de M. Péladeau se retrouvent au coeur des arguments de chaque intervenant péquiste consulté par Le Nouvelliste, jeudi. Ceux-ci jugent que sa feuille de route à la tête de Québecor offre un bon aperçu de ses compétences en tant que gestionnaire.

Ex-député de Saint-Maurice, Luc Trudel ne fait pas exception et s'emballe en imaginant M. Péladeau aux commandes de l'économie québécoise. Sans parler d'appui officiel envers le magnat de la presse, il se dit néanmoins favorable à cette candidature à de nombreux égards.

«Pour les enjeux qui touchent le Québec, et particulièrement la Mauricie, Pierre Karl Péladeau est certainement la carte maîtresse que le Parti québécois doit jouer. Je regarde sa candidature avec beaucoup de faveur», avoue celui qui s'attend à un «raz-de-marée» favorable à M. Péladeau en Mauricie.

«Enfin, on a quelqu'un de très crédible compte tenu de ce qu'il a réussi dans la vie. Il faut absolument donner un idéal aux Québécois et je pense que Pierre Karl mérite qu'on l'appuie», ajoute pour sa part l'ex-député de Laviolette, Jean-Pierre Jolivet.

Ex-député de Saint-Maurice, Yves Duhaime avait bien hâte que M. Péladeau plonge officiellement dans cette course dans laquelle il était déjà bien impliqué. «C'est un grand jour pour notre parti. Pierre Karl Péladeau est un jeune homme d'affaires déterminé, intègre, convaincu et je pense que la souveraineté vient de gagner beaucoup. Il sera probablement un des grands», prédit-il.

Même s'il constitue ainsi une cible de choix pour ses adversaires politiques, ses partisans estiment que le PQ et la population québécoise apprécieront sa spontanéité ainsi que son charisme. «C'est sûr que la politique, c'est quelque chose qu'il faut apprendre. Mais il dit ce qu'il pense et je crois que c'est une bonne affaire, même si ça ne fait pas toujours plaisir. Au moins, ça aura le mérite d'être clair», souligne l'ex-député de Trois-Rivières, Guy Julien.

Le côté controversé de M. Péladeau se veut peut-être même de bon augure pour le PQ, selon certains représentants péquistes de la Mauricie. «Quand on a trop peur de quelqu'un, ça me fait dire que c'est le meilleur, rétorque Mme Champagne. N'enlevons pas le caractère fort de quelqu'un. Tu ne dirigeras pas le Québec si tu as un caractère de soumis. Qu'il demeure l'homme bouillant qu'il est quand il parle de la nation et de sa vision du Québec de demain.»

Sur la colline parlementaire, la confirmation attendue de M. Péladeau a été bien accueillie par ses collègues péquistes et concurrents dans la course, qui avaient hâte qu'il saute sur la glace. D'ailleurs au sujet de la course à la direction du PQ, l'ex-député Yves Duhaime a insisté sur l'importance de se rallier une fois que le successeur de Pauline Marois aura été désigné. «Des fois, ça prend 36 heures, d'autres fois 72 heures, mais l'important est de finir par se rallier», prévient-il.

Le nom du nouveau chef du PQ sera connu en mai.

Avec Le Soleil

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