Langue et immigration: le Québec doit avoir plus de pouvoir, croit Legault 

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault croit que le... (Stéphane Lessard)

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Stéphane Lessard

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La Presse Canadienne
Trois-Rivières

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault croit que le gouvernement québécois doit être le maître d'oeuvre de sa politique linguistique et avoir la pleine autonomie en matière d'immigration.

M. Legault a déclaré dimanche que le gouvernement fédéral doit comprendre qu'il faut préserver l'intégralité de la loi 101 et même l'étendre aux entreprises à charte fédérale.

Des mesures doivent être mises en place pour que le français soit pleinement respecté comme langue de service et comme langue de travail, a affirmé M. Legault dans un discours prononcé devant ses militants en congrès.

Dimanche, M. Legault a reçu un appui de 97,2 pour cent des militants, lors d'un vote de confiance qui s'est tenu durant le congrès.

Pour assurer «l'intégration harmonieuse» des nouveaux arrivants, M. Legault réclame que le Québec dispose de tous les pouvoirs en matière de sélection des immigrants.

Actuellement, a noté le chef caquiste, 70 pour cent des immigrants sont choisis par le gouvernement du Québec et 25 pour cent par les autorités fédérales.

Dans son allocution, à l'occasion du premier congrès de la CAQ depuis sa fondation il y a trois ans, M. Legault a présenté son parti comme «une nouvelle voie».

«Les Québécois cherchent une nouvelle voie pour leur nation, a-t-il dit. Les Québécois ne veulent plus des référendums ou du fédéralisme mou du Parti libéral.»

Pour M. Legault, l'affirmation du Québec passe par la relance de l'économie, la protection du français et une meilleure intégration des immigrants.

«Le gouvernement du Québec doit prendre toutes les mesures pour que le français soit pleinement respecté comme langue de service et comme langue de travail», a-t-il dit.

La CAQ propose un nationalisme moderne, «d'ouverture», comme solution de rechange aux «vieux partis» que sont le Parti libéral et le Parti québécois.

«Les Québécois ne veulent plus que le paysage politique soit dominé par la division entre souverainistes et fédéralistes, a dit M. Legault. C'est donc quelque chose de fondamental qui s'est passé. C'est la fin d'une époque et surtout c'est le temps de passer à autre chose.»

Pour s'affirmer sur la scène canadienne, le Québec n'a pas le choix de relancer son économie, notamment grâce au projet Saint-Laurent, avec lequel la CAQ espère transformer les rives du fleuve en «Silicon Valley» québécoise.

«Je ne crois pas que le Québec pourra adhérer à la constitution canadienne la tête haute s'il ne réussit pas d'abord son redressement économique»

Dans un discours où il a à peine fait mention de ses adversaires péquistes, M. Legault a affirmé que son parti est le seul à disposer d'un véritable plan de relance économique.

Le gouvernement libéral de Philippe Couillard copie mal les idées de la CAQ en voulant réduire les dépenses tout en augmentant les taxes et tarifs.

«Il avance à vue d'oeil, il allume des lampions en priant pour que l'économie reprenne», a-t-il dit.

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