La CAQ à Trois-Rivières: un congrès pour raffiner des idées

Officiellement, on attend 200 congressistes, officieusement, on en espère près... (François Gervais)

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François Gervais

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Officiellement, on attend 200 congressistes, officieusement, on en espère près de 500 samedi au Centre des congrès de Trois-Rivières où la Coalition avenir Québec convie ses membres à venir retravailler son programme politique sous le thème Moderniser le Québec tout en mettant de l'avant «la promotion et la défense des intérêts de la classe moyenne et des contribuables.»

Le député de Nicolet-Bécancour et whip du deuxième groupe de l'opposition, Donald Martel, assure que le choix de Trois-Rivières pour tenir ce congrès est stratégique. «Avec une autre semaine de campagne, nous aurions gagné des sièges en Mauricie, soutient-il. C'est une région qu'on aurait aimé avoir et qui reste dans notre mire pour la prochaine élection.»

C'est aussi, selon le député, une façon pour la CAQ de témoigner qu'elle connaît bien les difficultés que traverse la région. «C'est un message très économique que l'on veut lancer. La création d'emplois, c'est notre obsession. La Mauricie a beaucoup souffert avec le Parti québécois et avec le Parti libéral, si on excepte l'annonce de CGI à Shawinigan, qu'on salue d'ailleurs. On veut aussi profiter de ce congrès pour dire que le Québec est trop taxé et qu'on ne peut accepter de nouvelles hausses de tarifs comme celles d'Hydro-Québec ou de taxes comme celles des commissions scolaires.»

Au moment de donner cette entrevue au Nouvelliste, le chef de la CAQ François Legault, tenait un point de presse à Québec pour défendre l'avenir et les budgets des centres locaux de développement que les libéraux veulent abolir. Lui-même ex-directeur général d'un CLD, Donald Martel rappelle que la CAQ a pour sa part toujours proposé un «modèle de développement décentralisant» correspondant au territoire d'une MRC ou d'une ville-centre comme Trois-Rivières ou Shawinigan qui ont le statut «d'une ville/une MRC.» 

Le député de Nicolet-Bécancour est par ailleurs intervenu plusieurs fois par le passé pour dire qu'il faudrait mieux financer le CLD de la MRC de Bécancour afin que les entrepreneurs de cette région, rebutés par la paperasse administrative, puissent mieux profiter du fonds de diversification économique créé pour compenser la perte d'emplois encourue par la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. 

«Dans Nicolet-Bécancour, bien des entrepreneurs auraient eu bien du mal à réaliser leur projet sans leur CLD, plaide-t-il. Mais cela dit, par rapport à ce qui est proposé par les libéraux (de remettre le développement économique aux élus), je crois que l'entrepreneur ne souhaite pas faire affaire seulement avec les maires et que ces derniers ne le veulent pas non plus. Il faut la société civile pour nous conseiller. Que les CLD passent dans les MRC, j'ai pas de problème avec ça, ajoute celui a déjà cumulé la direction générale d'une MRC et d'un CLD, mais ça ne peut être les maires qui octroient les subventions. Actuellement, on voit les libéraux tenter de faire des ponctions d'argent partout (en démontant des structures), mais ils ne savent pas comment remodeler ça après.»

Toujours sur la gouvernance régionale, Donald Martel admet que son parti est aussi en faveur de la disparition des agences régionales de santé mais il estime que de ramener les nouvelles structures (CISSS) au nombre de vingt seulement lui semble excessif. S'il reconnaît que les régions de Nicolet et de Bécancour peuvent se reconnaître dans le futur CISSS de Trois-Rivières, il doute qu'il en soit de même pour les établissements de santé de Drummondville, Victoriaville et Princeville.

Enfin, le député rappelle que plusieurs conférenciers de prestige prendront la parole au cours du congrès et que ce sera une occasion pour le parti d'encore mieux préciser ses idées et les moyens de les mettre en pratique. Il souligne par ailleurs que ce sera la première fois que François Legault sera soumis à un vote de confiance de ses troupes et que ce sera un moment historique pour la CAQ. «Je ne suis pas inquiet pour lui», a-t-il conclu.

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