Élections scolaires: les caquistes divisés sur la participation

Les députés de la Coalition avenir Québec sont divisés sur la nécessité d'aller... (Émilie O'Connor)

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Émilie O'Connor

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La Presse Canadienne
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les députés de la Coalition avenir Québec sont divisés sur la nécessité d'aller voter dimanche aux élections scolaires, dans le contexte où le gouvernement libéral en fera un critère pour décider de leur avenir.

Le chef caquiste François Legault, qui prône l'abolition des commissions scolaires pour les remplacer par des centres de services, n'ira pas voter mais au moins trois de ses députés se prévaudront de leur droit de vote.

Le mois dernier, le député caquiste Jean-François Roberge, porte-parole en matière d'éducation, avait annoncé que le caucus avait convenu de ne pas aller voter aux élections, prévues dimanche à travers le Québec.

Samedi, avant l'ouverture du premier congrès de la CAQ qui a lieu ce week-end à Trois-Rivières, M. Roberge, qui n'ira pas voter, a déclaré lors d'un point de presse que le sujet n'avait que fait l'objet de discussions.

M. Roberge constate toutefois que le premier ministre Philippe Couillard et le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, ont fait du scrutin un «gros sondage».

Le député de Chambly ne s'est pas formalisé du fait que certains de ses collègues participeront toutefois aux élections.

«À la Coalition, on est plus libres et plus ouverts et plus démocratiques que cela, on n'est pas obligé tout le monde de faire la même chose tout le temps sans réfléchir», a-t-il dit.

Le député de Borduas, Simon Jolin-Barrette, la députée de Mirabel, Sylvie D'Amours, et Lise Lavallée de Repentigny, ont affirmé qu'ils voteront dimanche.

M. Jolin-Barrette a affirmé qu'il n'enverra pas un message contraire à la position du parti en allant voter dimanche.

«En tant que démocrate, pour moi, je vais toujours par mes gestes personnels, prôner le fait d'aller voter, a-t-il dit. Malgré le fait que je sois en désaccord avec l'instance et que je souhaite son abolition, que je souhaite leur transformation, lorsque j'ai un choix à exercer je considère que c'est préférable que j'exerce mon droit de vote.»

M. Jolin-Barrette a soutenu que M. Bolduc se sert de l'élection pour justifier une décision, mais selon lui son vote ne signifie pas qu'il est favorable au maintien des commissions scolaires.

«Le ministre Bolduc prend en otage les citoyens en faisant lui-même de cette élection le procès des commissions scolaires, ce qu'on doit faire quand on est au gouvernement c'est exercer du leadership, a-t-il dit. Les élections scolaires ne sont plus nécessaires au Québec. On va dépenser 20 millions $ pour ça.»

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