Conseil général du PLQ: les syndiqués ont manifesté bruyamment

Quelques centaines d'employés municipaux ont bruyamment manifesté samedi... (Le Nouvelliste, François Gervais)

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Quelques centaines d'employés municipaux ont bruyamment manifesté samedi en marge du conseil général du PLQ à Trois-Rivières.

Le Nouvelliste, François Gervais

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(Trois-Rivières) Au lendemain de l'annonce par le premier ministre Philippe Couillard de l'implantation de l'entreprise CGI à Shawinigan, le Parti libéral du Québec (PLQ) s'est réuni à l'Hôtel Delta de Trois-Rivières à l'occasion de son conseil général.

Alors que les ministres influents du gouvernement ont affirmé à l'intérieur des murs être déterminés à aller de l'avant avec le projet de loi 3 sur les réformes des régimes de retraite des employés municipaux, quelques centaines de syndiqués ont bruyamment manifesté leur opposition à l'extérieur de l'hôtel.

«Tout le monde est gonflé à bloc, plus que jamais. Les gens sont furieux et s'aperçoivent que le gouvernement fait preuve d'entêtement et veut nous passer sur le corps. On ne se laissera pas faire», a lancé en entrevue le porte-parole de la Coalition syndicale pour une libre négociation, Marc Ranger.

Les présidents des syndicats des cols bleus, des cols blancs et des chauffeurs de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) ainsi que de la fraternité des policiers de Trois-Rivières étaient de la manifestation tenue en marge du conseil général du PLQ.

«Nous souhaitons que la mobilisation se fasse à la grandeur de la province. Trois-Rivière ne fait pas exception. Nous souhaitons le soutien des autres régions», a souligné Simon Lapierre, porte-parole régional de la coalition.

La manifestation, bien que très bruyante, s'est déroulée dans le calme. Précisons toutefois que plusieurs manifestants portaient les mêmes casquettes rouges utilisées comme moyens de pression, notamment par les policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières qui étaient en service et chargés de protéger l'immeuble où a eu lieu le conseil général.

«C'est ça la beauté de notre coalition», a précisé M. Ranger en parlant des moyens de pression utilisés par les policiers en service. «Nous sommes tous en train de se faire saccager nos régimes de retraite.»

Le président de la fraternité des policiers de Trois-Rivières, Louis Lesage, était de la manifestation avec plusieurs collègues. Il n'a toutefois pas voulu préciser si certains de ses membres en service lors de la manifestation auraient plutôt préféré descendre dans la rue avec leurs collègues.

La sécurité n'a pas été prise à la légère lors du conseil général du PLQ, à Trois-Rivières. Plusieurs dizaines de policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières, de la Sûreté du Québec ainsi que de la sécurité de l'Assemblée nationale étaient sur place. Chaque personne qui assistait au conseil général devait être accréditée et se soumettre au détecteur de métal.

La Mauricie reçoit la famille libérale

Le député de Maskinongé, Marc H. Plante, était très heureux de voir des militants libéraux et les membres du gouvernement réunis à Trois-Rivières. «Ainsi, nos collègues ministres voient le dynamisme des gens de la Mauricie malgré les mauvaises nouvelles», estime le député qui croit que ça peut permettre à l'économie de la région de mieux s'en sortir.

Le ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean-Denis Girard, soutenait pour sa part que la tenue du conseil général à Trois-Rivières a été «bonne pour l'économie». Plusieurs participants ont ainsi pu passer une bonne partie du week-end à Trois-Rivières.

«Nous avons en Mauricie une place stratégique au Québec. Nous avons tout ce qu'il faut pour recevoir des gens, des congrès, des bateaux de croisière, des entreprises technologiques et des industries dans le parc de Bécancour», soutient aussi Jean-Denis Girard, également ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional.

Accélérer la réouverture de Lucyporc

La fermeture temporaire la semaine dernière de l'abattoir Lucyporc de Yamachiche, qui a forcé la mise à pied de près de 300 travailleurs, a eu des échos lors du conseil général du PLQ. Le député Marc H. Plante souhaite que ces travailleurs retrouvent rapidement leur emploi en accompagnant l'entreprise pour qu'elle se conforme aux exigences de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Une rencontre est d'ailleurs prévue lundi avec le député de Maskinongé.

«La volonté du gouvernement est celle que les 300 employés de Lucyporc retrouvent leur travail le plus rapidement possible», affirme Marc H. Plante. «Il va y avoir des rénovations et le propriétaire souhaite de l'aide. Ce n'est pas parce que c'est une fermeture temporaire qu'on ne s'en occupe pas.»

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