Martine Ouellet rencontre des bloquistes

La leader du Bloc québécois, Martine Ouellet, a... (Photothèque Le Soleil)

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La leader du Bloc québécois, Martine Ouellet, a prononcé deux discours dimanche, le premier devant les membres réunis à Trois-Rivières et le second à Shawinigan.

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(Trois-Rivières) En septembre dernier, Martine Ouellet a fait un arrêt aux locaux trifluviens de la Société Sant-Jean-Baptiste alors qu'elle était candidate à la direction du Parti québécois. Quelques mois plus tard, elle revenait dans ce même lieu rencontrer les militants souverainistes en tant que chef du Bloc québécois. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les choses évoluent rapidement ces derniers temps dans le mouvement indépendantiste.

La députée de Vachon au niveau provincial avoue que ce cheminement particulier n'était pas prévu dans son parcours de politicienne. «Des militants du Bloc sont venus me voir fin novembre. J'ai fait ma réflexion durant les Fêtes et finalement, j'ai décidé de me lancer», a souligné la nouvelle chef bloquiste dimanche matin lors d'un impromptu de presse en marge de l'assemblée générale de l'association de la circonscription de Trois-Rivières.

«Je l'ai fait essentiellement pour deux raisons. L'équipe de députés du Bloc québécois est jeune et dynamique [...], mais aussi je me suis dit que la meilleure place pour préparer l'indépendance, c'est à Ottawa. Tous les pouvoirs qui nous manquent sont là.»

La leader du Bloc québécois a prononcé un discours devant les membres réunis à Trois-Rivières en matinée ainsi que ceux de la circonscription de Saint-Maurice-Champlain rassemblés à Shawinigan en après-midi. La nouvelle chef semble avoir donné un nouveau souffle aux effectifs dans la région du parti souverainiste fédéral. Depuis son arrivée en poste, le Bloc aurait recruté dans la région près de 1800 membres, soit une augmentation de 15 %. Elle souhaite lors des prochaines élections voir revenir le Bloc québécois en force dans la région. 

Martine Ouellet estime que le Bloc est le meilleur parti politique pour défendre les intérêts de l'économie québécoise alors que les États-Unis ont imposé une surtaxe de 20 % à l'importation du bois d'oeuvre canadien et que Donald Trump veut renégocier l'ALENA. «Il y a des éléments extrêmement importants concernant le Québec et on voit que Justin Trudeau se croise les bras», dénonce-t-elle. 

Afin de contrer les tarifs imposés sur le bois d'oeuvre canadien par les Américains, Martine Ouellet croit que le Québec doit développer davantage le marché intérieur, notamment en favorisant la construction avec des charpentes de bois. «Nous sommes un pays de forêts, mais on construit beaucoup moins en bois que les pays scandinaves. Il y a vraiment des avancées à faire de ce côté-là, tant au niveau des bâtiments que des ponts.»

Même si les principaux combats pour défendre les intérêts du Québec en vue de réaliser la souveraineté sont à Ottawa, selon la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet défend toujours le principe de «transparlementarisme». Elle continue alors d'affirmer que c'est préférable pour elle de demeurer députée de Vachon au Québec.




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