Débat sur la gestion de l'offre: une victoire pour Blaney

Steven Blaney était de passage à Saint-Boniface, lundi... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Steven Blaney était de passage à Saint-Boniface, lundi matin.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Boniface) Négligé des observateurs dans la course au leadership du Parti conservateur, le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Steven Blaney, considère que la place qu'occupe la gestion de l'offre dans l'espace public depuis son entrée dans la course, en octobre, représente une contribution significative dans la réflexion pour choisir le prochain chef, le 27 mai.

L'ex-ministre fédéral s'est présenté chez Alimentation Lemoyne & Angers de Saint-Boniface, lundi matin, pour défendre la baisse des taux exigés aux commerçants pour l'utilisation des cartes de crédit. Dans le coin du dépanneur, il avait aménagé des affiches pour discrètement signifier son passage et offrir un décor au cas où des médias s'intéresseraient à sa campagne.

L'homme n'a pas fait courir les foules. Aucun député du caucus conservateur ne lui a manifesté son appui dans le cadre de cette course jusqu'à maintenant. Néanmoins, M. Blaney maintient qu'il demeurera sur les rangs jusqu'à la fin. 

Son discours s'acharne sur l'importance du système de gestion de l'offre pour les producteurs canadiens de lait, d'oeufs et de volaille. Il s'applique à contrecarrer l'argumentation du seul autre candidat québécois dans cette course, Maxime Bernier, qui prône l'abolition de cette politique.

«N'eût été son attaque frontale envers l'agriculture québécoise, je n'aurais probablement pas fait la course à la chefferie», souligne-t-il.

«Je le fais pour défendre nos régions et défendre l'identité canadienne. Je me réjouis de voir que maintenant, pour tous les candidats, la première question qu'ils se font poser, c'est de savoir s'ils sont en faveur ou contre la gestion de l'offre. Même M. (Kevin) O'Leary, en fin de semaine, a dû faire sa profession de foi sur la gestion de l'offre!»

M. Blaney qualifie de «grande victoire» le fait que ce thème se soit fait une place dans la course au leadership conservateur. 

«C'est toujours important de garder le lien entre le milieu rural et le milieu urbain», explique-t-il. «Mon objectif est d'expliquer aux consommateurs que le modèle canadien est avantageux. M. Bernier a reconnu que pour changer notre modèle, il devrait imposer une taxe de 17 % sur le lait. Le consommateur n'est pas content!»

En ce qui concerne le peu d'appuis récoltés jusqu'ici, M. Blaney rétorque que sa campagne est «basée sur les membres». Il rappelle que deux sénateurs expérimentés, Jean-Guy Dagenais et Pierre-Hugues Boisvenu, sont derrière lui. 

«J'entends beaucoup de commentaires, mais bien malin celui qui pourrait prédire l'issue du vote, le 27 mai», fait-il remarquer.




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