Les députés de l'opposition laissent la chance au coureur

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Ruth Ellen Brosseau, Robert Aubin et Louis Plamondon sont prêts à laisser une chance au coureur tout en ayant des attentes envers François-Philippe Champagne, nouveau ministre du Commerce international.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Louiseville) Même si les députés de l'opposition en région ont eu des bons mots d'usage à l'endroit de François-Philippe Champagne, ils s'entendent pour laisser la chance au coureur tout en ayant des attentes envers le nouveau ministre du Commerce international.

«C'est la journée pour le féliciter. On va reconnaître l'arbre à ses fruits. Quelqu'un qui peut exercer un pouvoir autour de la table des ministres, c'est sûr que c'est bienvenu», a commenté le député néo-démocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin.

Celui-ci dit souhaiter que son voisin de comté reste un allié de taille dans des dossiers qui, dit-il, traversent les frontières de circonscription, tels que le train à grande fréquence ou le développement de l'aéroport trifluvien.

«Reste à voir quel est son mandat: porter le message de la région à Ottawa ou porter le message d'Ottawa en région», soulève celui qui s'attendait à «beaucoup plus» de la part du gouvernement libéral dans le dossier de la pyrrhotite.

Sur ce dernier sujet, le député bloquiste de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, croit que M. Champagne a plutôt reçu un prix de consolation pour ne pas avoir été nommé ministre la première fois. «C'est loin de combler. Il faudrait que ce fonds revienne à chaque budget avec un montant. Et là, on pourrait voir s'il fait la différence», suggère-t-il.

Pour le vétéran à la Chambre des communes, «ce n'est jamais mauvais d'avoir un ministre, qui a plus l'oreille du premier ministre s'il revendique quelque chose».

«Ça dépend de son comportement. Il a été très actif en chambre, mais il a défendu des dossiers indéfendables comme le C-29. On aurait dit parfois qu'il était prêt à défendre n'importe quoi pour accéder un jour au poste de ministre. Ça sonnait faux parfois», croit-il.

D'ailleurs, son chef intérimaire, Rhéal Fortin, croit que cette nomination est de mauvais augure pour l'économie québécoise.

«Il a passé l'automne à essayer de permettre aux banques de contourner les lois pour flouer les consommateurs québécois avec C-29. Je vois mal comment on peut aujourd'hui lui faire confiance pour défendre les spécificités du Québec dans le libre-échange. Il a déjà prouvé qu'il était prêt à tout dire et tout faire malgré la volonté unanime des Québécois si ça peut lui attirer les bonnes grâces du patron», a-t-il déploré.

Ce qui n'empêche pas Louis Plamondon de trouver que François-Philippe Champagne est «quand même une personne de bonne foi», soulignant au passage la qualité de ses interventions et ses compétences. 

Pour sa part, la députée du NPD dans Berthier-Maskinongé, Ruth Ellen Brosseau, a également félicité le nouveau ministre fédéral, d'autant plus que ses responsabilités au Commerce international touchent directement ses préoccupations au niveau de l'agriculture et de l'agroalimentaire.

«J'espère que l'arrivée de M. Champagne au cabinet ministériel en tant que ministre du Commerce international permettra de faire réaliser l'importance de régler certains dossiers avec l'administration américaine à la ministre responsable des négociations commerciales avec les États-Unis.

C'est notamment le cas du bois d'oeuvre et du lait diafiltré qui ont de graves conséquences sur nos régions rurales comme celle que représente M. Champagne. Nous espérons qu'il sera ouvert à collaborer sur ces différents dossiers parce qu'il est vraiment temps que son gouvernement passe de la parole aux actes», a-t-elle déclaré.

Cette dernière souhaite que le ministre Champagne sera en mesure de «vraiment défendre les promesses électorales qu'ils ont faites». «Ils ont promis de défendre notre système de gestion de l'offre alors qu'on a une brèche avec l'accord Canada-Europe. Les producteurs ont peur. Plusieurs dossiers ne sont pas encore réglés», a conclu Mme Brosseau.




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