«Un moment unique», affirme François-Philippe Champagne

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François-Philippe Champagne a été nommé ministre du Commerce international. On le voit ici en compagne du gouverneur général, David Johnston, et le premier ministre Justin Trudeau.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «C'est plein d'émotions. Je suis très content pour la région. C'est un moment unique dans une vie. C'est le fun de le vivre entouré de sa famille et de ses amis. J'avais promis aux gens que la Mauricie aurait une voix forte à Ottawa. Je pense qu'aujourd'hui, tout le monde chez nous peut être content. C'est le succès d'une région».

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Le premier ministre Justin Trudeau, à droite, fait face à sa nouvelle cohorte de ministres composée de Chrystia Freeland (Affaires étrangères), Patricia Hajdu (Travail), Maryam Monsef (Condition féminine), François-Philippe Champagne (Commerce international), Karina Gould (Institutions démocratiques) et Ahmed Hussen (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté).

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C'est en ces mots que François-Philippe Champagne a commenté au Nouvelliste sa nomination au poste de ministre du Commerce international en remplacement de Chrystia Freeland.

Toutefois, le plus gros morceau de ce ministère, la relation Canada-États-Unis, demeurera entre les mains de celle qui le pilotait jusque-là. Car si Chrystia Freeland remplace Stéphane Dion aux Affaires étrangères, elle conserve la responsabilité des dossiers de commerce avec les États-Unis. 

«Le premier ministre a été clair là-dessus. Nos voisins du sud, leur politique étrangère et leur politique commerciale, c'est quasiment un tout. D'avoir une personne qui peut faire les représentations qui doivent être faites du Canada et qui peut en même temps parler de commerce, c'est une bonne chose», soutient-il.

Celui-ci aura tout de même le reste de la planète comme terrain de jeu. «On a des accords commerciaux à développer avec la Chine, on a à parler avec les pays de l'Asie Pacifique, on a l'accord avec l'Europe. Il y a beaucoup à faire pour développer ces marchés, mettre en valeur l'expertise canadienne, attirer des investissements.

Ça va être mon rôle d'être le vendeur en chef du Canada pour faire connaître nos entreprises et faciliter leur entrée dans les marchés internationaux», a expliqué l'ancien secrétaire parlementaire aux Finances.

Selon lui, il n'aurait pu espérer un meilleur ministère pour mettre son expérience et ses compétences au service des Canadiens.

«Je pourrai le faire tout en étant très près des gens de chez nous. Souvent, les enjeux qui sont chez nous au niveau des PME, ce sont ceux qu'on retrouve à travers le pays. Beaucoup de nos entreprises, nos Marmen, ont besoin des marchés d'exportation. C'est un domaine que je connais assez bien. Je suis le gars de terrain. J'ai négocié des accords privés dans plusieurs pays», fait-il remarquer.

À son avis, la Mauricie est gagnante d'avoir un ministre qui est responsable du Commerce international et qui comprend les enjeux ainsi que le tissu économique de la région.

«Je serai toujours là pour accompagner les gens de chez nous qui veulent développer des marchés, les écouter et mettre en place les mesures. Je vois ça comme une très bonne nouvelle pour l'ensemble de la Mauricie et le Centre-du-Québec», a ajouté M. Champagne.

Quand on lui demande quel sera son lien dorénavant avec la circonscription en raison de sa nouvelle réalité ministérielle, il réplique «qu'on peut accéder au cabinet, mais on reste un gars des régions».

«Mon histoire politique a été une histoire de terrain, de rencontrer des gens, d'être proche des gens. Ma façon de faire de la politique, c'est d'être avec le monde», se plaît-il à souligner.

Jouera-t-il un rôle de ministre régional? «Les intérêts débordent souvent les circonscriptions électorales. La Mauricie et le Centre-du-Québec, ça fait partie d'un ensemble économique, social. À chaque fois que j'ai pu mettre en avant des projets, des enjeux, je le fais volontiers, je l'ai fait dans le dossier de la pyrrhotite», a-t-il donné comme exemple.

«C'est une voix de plus pour le Québec, les régions et en plus, la nôtre, pour porter haut et fort les aspirations et les enjeux que les gens me disent quand je suis dans le comté. C'est une voix de plus au cabinet et je suis très content pour la région», renchérit cet ancien gestionnaire d'entreprises.

Maintenant que les émotions de la nomination sont passées (il en fut informé lundi), François-Philippe Champagne dit ressentir le poids de la responsabilité de faire avancer les dossiers. 

«La politique, c'est le travail de beaucoup de monde. C'est le succès d'une équipe, des gens qui ont dit: oui, on peut faire une différence dans une région comme chez nous. On peut avoir une voix forte. On l'a montré en 2016 en amenant des choses très concrètes», poursuit celui qui parle de Jean Chrétien comme étant quelqu'un ayant toujours été «de bon conseil». 

Mardi, ce qui ne devait être qu'un léger jeu de chaise musicale s'est plutôt transformé en remaniement majeur du conseil des ministres du gouvernement libéral. Le tiers du cabinet fut touché par les changements annoncés. Exclu du cabinet, Stéphane Dion a annoncé la fin de sa vie politique.

L'autre grand départ est celui de John McCallum, qui est nommé ambassadeur en Chine. C'est son collègue ontarien Ahmed Hussen qui quitte l'arrière-ban pour devenir ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Le premier ministre a renvoyé MaryAnn Mihychuk au rôle de simple députée. Patricia Hajdu aura donc dorénavant le portefeuille de l'Emploi, du Développement de la main-d'oeuvre et du Travail.

Justin Trudeau a rétrogradé Maryam Monsef au ministère de la Condition féminine que détenait, jusque-là, Mme Hajdu. C'est l'Ontarienne Karina Gould, aussi nouvelle venue au cabinet, qui a obtenu le ministère des Institutions démocratiques, portefeuille qui inclut la réforme du mode de scrutin, un dossier malmené par Mme Monsef.

Avec la collaboration de la Presse canadienne

Les ministres fédéraux des 100 dernières années dans la région

Trois-Rivières-Saint-Maurice

Jacques Bureau (libéral)

Député de 1900 à 1925, ministre de 1921 à 1925

Trois-Rivières

Léon Balcer (progressiste-conservateur) 

Député de 1949 à 1965, plusieurs fois ministre

Pierre-H. Vincent (progressiste-conservateur)

Député de 1984 à 1993, ministre en 1993

Saint-Maurice

Jean Chrétien (libéral)

Nommé ministre pour la première fois en 1967. Premier ministre de 1993 à 2003

Berthier-Maskinongé-Delanaudière

Robert René de Cotret (progressiste-conservateur)

Député de 1984 à 1993, ministre de 1987 à 1989 et de 1990 à 1991

Nicolet-Yamaska

Paul Comtois (conservateur)

Député et ministre de 1957 à 1961

Champlain

Pierre-Édouard Blondin (conservateur)

Député de 1908 à 1917, ministre de 1914 à 1917




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