Le chef intérimaire du Bloc rencontre les agriculteurs centricois

Le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin,... (Sylvain Mayer)

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Le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin, et le député bloquiste de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, ont échangé avec les producteurs agricoles de la rive sud.

Sylvain Mayer

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) «Si on veut avoir une idée précise des défis auxquels font face les agriculteurs québécois, il faut aller à leur rencontre. On vient chercher de l'information et nous avons très bien saisi leur message.» Voilà ce qu'a déclaré le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin, au terme d'un échange avec le président de la Fédération de l'UPA Centre-du-Québec, Jean-Luc Leclair, et des représentants des Producteurs de lait centricois.

C'est d'ailleurs ce qui est à l'origine de sa tournée nationale qui l'a amené vendredi à Nicolet. Son collègue Louis Plamondon, député bloquiste de Bécancour-Nicolet-Saurel, s'est chargé de lui présenter les intervenants de sa circonscription, qui compte pas moins de 856 fermes, pour plus de 8100 emplois et une valeur de production de près de 400 millions $. 

«Les producteurs laitiers forment le coeur de notre agriculture. Inutile de dire que chez nous, les entrepreneurs paient cher le laxisme d'Ottawa dans le dossier du lait diafiltré», a affirmé ce dernier, parlant de drames humains, de découragement total, et même de suicide, comme ce fut le cas dans le Bas-du-Fleuve.  

Au point où, fait remarquer son chef, on voit maintenant apparaître des travailleurs de rang, après les travailleurs de rue, et des maisons de répit dans le monde agricole.

«Il faut arrêter la tournée des selfies et agir selon les promesses faites en campagne électorale. Même le secrétaire parlementaire du ministre de l'Agriculture est très mal à l'aise. C'est dramatique pour la relève agricole ou celle qui se modernise pour respecter les normes. Les revenus moyens sont en baisse de 30 000 $», renchérit M. Plamondon.

«Nos fromagers ont aussi raison de s'inquiéter: les libéraux fédéraux donneront un grand coup cet automne pour conclure l'accord de libre-échange avec l'Europe. Alors que le fédéral ouvre de nouvelles parts du marché québécois aux étrangers, nous nous opposerons fermement à tout traité dans lequel nos producteurs de fromage ne sont pas pleinement indemnisés», a ajouté le vétéran à la Chambre des communes.

Son chef intérimaire est d'avis que «l'indépendance du Québec servirait notre agriculture». «Le modèle agricole canadien en est un de monoculture. On veut produire en masse pour exporter en Chine. On ne pense pas aux PME familiales qui forment le coeur de notre modèle agricole. Il n'y a pas de place pour les cultures qui se distinguent, pour les produits uniques. Ce n'est donc pas étonnant que le Québec ne reçoive que 12 % des dépenses fédérales en agriculture», a signalé M. Fortin.

«Plusieurs se demandent aussi pourquoi le fédéral n'agit pas pour aider la relève et faciliter le transfert familial des entreprises, alors qu'une ferme par jour disparaît au Québec. Je salue les gens de chez nous qui font des miracles malgré les orientations politiques défavorables de ce pays qui ne leur ressemble pas. D'ici à ce que ça change, on va entendre les revendications des milieux agricoles partout au Québec et on va les porter à la Chambre des communes. De toute façon, il n'y aura pas de souveraineté sans souveraineté alimentaire», a conclu le chef intérimaire du Bloc québécois.

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