Steven Blaney songe à la direction du PCC

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L'ancien ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney

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La Presse Canadienne

L'ancien ministre de la Sécurité publique Steven Blaney a envie de faire le saut dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), mais il se laisse encore «quelques semaines» pour prendre une décision.

Croisé mercredi après-midi dans le lobby de l'hôtel où se tenait le caucus présessionnel conservateur, à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le député a confié que l'aventure le tentait, et qu'il en était actuellement à l'étape de mesurer ses appuis.

«Je suis toujours en consultation, j'ai passé beaucoup de temps avec ma famille cet été, et puis là, évidemment, je profite du caucus pour échanger avec mes collègues», a-t-il expliqué en entrevue avec La Presse canadienne.

«J'ai l'intention de partager ma décision au cours des prochaines semaines», a ajouté M. Blaney, affirmant avoir sollicité les conseils d'un «éminent ancien premier ministre» - qu'il a refusé d'identifier - au cours de l'été.

Il a dit être intéressé à briguer la direction du PCC par amour «pour (s)on pays et pour (s)on parti», mais également pour s'assurer que les conservateurs soient «dans la meilleure position en vue de la prochaine élection».

Le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis s'est dit «préoccupé» par les récentes décisions du gouvernement libéral en matière de sécurité publique.

Il n'en a cité aucune en particulier. Mais il y a quelques jours, Steven Blaney a fustigé le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, après que CBC eut révélé que le libéral avait renversé une directive secrète de son prédécesseur conservateur concernant la classification des armes à feu.

Le député Blaney, qui s'est fait plutôt discret sur la colline du Parlement depuis la défaite du PCC, le 19 octobre dernier, ne veut pas précipiter sa décision.

S'il décide de plonger, ce sera pour aller «jusqu'au bout du processus», a-t-il insisté.

En attendant, il a tenu à se porter à la défense de la candidate Kellie Leitch, qui a suscité la controverse avec sa proposition d'imposer un test de «valeurs anticanadiennes» pour filtrer les candidats à l'immigration.

«Elle mérite d'être respectée, c'est une femme qui met de l'avant des idées audacieuses qu'on peut partager ou ne pas partager (sic), mais qui ne doivent pas être mises sous le tapis», a-t-il fait valoir.

L'idée a été critiquée par tous les candidats officiels, par des candidats pressentis, ainsi que par plusieurs députés, si bien que la leader intérimaire du PCC, Rona Ambrose, a ressenti le besoin de lancer un appel à l'unité dans son discours d'ouverture du caucus présessionnel, qui s'est conclu mercredi.

Peu d'élus ont voulu se prononcer publiquement sur le sujet en marge du caucus, mardi et mercredi, dans la capitale néo-écossaise.

S'il saute dans l'arène, Steven Blaney signale qu'il ne sera pas de ceux-là.

«Je pense que c'est un débat constructif qui s'engage, et éventuellement, j'envisage d'en faire partie», a-t-il indiqué.

La candidate Leitch en a d'ailleurs rajouté une couche, mercredi après-midi, à Halifax, prévenant qu'elle n'avait pas l'intention de laisser aux les libéraux le soin de définir ce que sont les valeurs canadiennes.

Et elle n'abandonnera pas sa campagne identitaire même si ses adversaires axeront la leur sur l'économie.

«Qu'est-ce qui est plus important que de parler de nos valeurs en tant que Canadiens? Je constate que certains ne veulent pas avoir cette conversation, et c'est correct. Mais je vais avoir cette conversation avec les Canadiens», a-t-elle martelé lors d'une mêlée de presse organisée par son équipe de campagne.

«Je veux être claire: je serai chef en mai 2017 parce que je parle des enjeux qui sont importants aux yeux des Canadiens: les valeurs canadiennes», a enchaîné la députée ontarienne.

Ces valeurs sont «l'égalité des chances, le travail acharné, la générosité, la liberté et la tolérance», énumère systématiquement Kellie Leitch lorsqu'on lui pose la question.

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