Santé Canada à Shawinigan: quinze employés pourraient être rappelés

François-Philippe Champagne... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François-Philippe Champagne

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quatre mois après avoir fermé ses portes, le service de la rémunération de Santé Canada à Shawinigan pourrait revivre temporairement sous peu afin de venir à la rescousse du système de paie Phénix qui connaît des ratés au pays. Selon le scénario évoqué, sept anciens employés, actuellement affectés à un autre service gouvernemental, et un nombre similaire de retraités reprendraient du boulot. Une annonce pourrait même avoir lieu ce jeudi, lors de travaux parlementaires.

«C'est une option qu'on considère avec beaucoup d'attention et on y travaille. Depuis le début de l'histoire, j'essaie de voir comment on pourrait maintenir l'expertise et la compétence qu'on a développées à Shawinigan. Les gens qui étaient affectés au service de paie de Santé Canada avaient, en moyenne, 15 ans d'expérience. Quand les problèmes sont survenus dans le système Phénix, j'en avais fait part aux deux ministres en leur disant qu'on a un noyau d'expertise chez nous qui pourrait possiblement être utilisé», a confié au Nouvelliste le député libéral de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne.

Depuis son élection, le représentant fédéral essaie de voir «ce qu'on peut faire pour redonner ou préserver certains des emplois et comment faire bénéficier de l'expertise qu'on a développée à Shawinigan». «Tant mieux si on peut faire d'une pierre deux coups, soit favoriser la réembauche de certains employés, même si c'est de façon temporaire, et faire bénéficier des gens qui ont beaucoup d'expérience», a-t-il ajouté.

Du côté de l'Alliance de la fonction publique du Canada, on espère que ce projet de solution sera mis de l'avant. Tout comme on se réjouit de cette réunion du comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires qui aura lieu jeudi pour discuter de la situation concernant le système de paie Phénix.

«Ils ont pris de l'avance pour proposer des solutions, mais elles n'ont pas encore été adoptées. On n'a pas sorti le budget. On n'a pas encore dit qu'ils pouvaient retourner au travail demain matin», a souligné le conseiller syndical, Normand Pelletier, tout en rapportant que «des gens d'Ottawa sont venus voir les installations».

Celui-ci a souligné que Santé Canada n'existait plus en Mauricie. «Quand ils ont mis fin au bureau de paie, sept des 34 employés ont été transférés techniquement à ce qui s'appelait anciennement les Travaux publics. Avec les nombreux problèmes, il y en a un à quelque part qui a allumé et qui a dit: c'est vrai, on avait des employés compétents en Mauricie. On réaffecterait nos gens aux problèmes de service de paie et on irait chercher sept ou huit employés déjà formés», a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l'Alliance n'a pas manqué de rappeler que «ça fait des mois qu'on se bat avec le gouvernement pour leur dire qu'il y a un problème alors que pour les hauts fonctionnaires, il ne s'agissait que d'un petit problème d'adaptation, de mise en oeuvre du système».

À son avis, tous les ingrédients étaient réunis pour provoquer une telle débâcle du système de rémunération, soit «envoyer ça à des gens qui n'avaient peut-être pas eu le temps d'atteindre les compétences pour être capables de traiter ces dossiers-là et en même temps, changer un système informatique qui n'est pas performant».

«Ça fait des mois qu'on en parle. M. Champagne a travaillé avec nous fortement pour essayer de conserver ces emplois-là, mais la décision avait été prise par les conservateurs. Il n'a pas été capable de renverser cette décision nationale. Il travaille pour essayer de ramener des emplois fédéraux dans la région», a poursuivi M. Pelletier.

Pour sa part, le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin, dit ne pouvoir se réjouir d'un retour au travail qui découle d'une situation problématique.

«Quand on implante un système aussi vaste que celui-là, il me semble qu'on garde une roue de secours», conclut celui qui doute que les travaux du comité porteront leurs fruits alors que les questions ne seront limitées qu'à la sous-ministre.

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