L'accord de libre-échange interprovincial difficile à conclure

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Philippe Couillard a affirmé qu'un accord pourrait être conclu sans un consensus sur la circulation des boissons alcoolisées, mais a souligné que cela ne serait pas dans l'intérêt des producteurs et des consommateurs.

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Bob Weber
La Presse Canadienne
WHITEHORSE

L'objectif d'un accord de libre-échange interprovincial apparaissait toujours inatteignable, jeudi après-midi, alors que se concluait la première journée de discussions entre les premiers ministres des provinces et des territoires réunis à Whitehorse, au Yukon, dans le cadre de la rencontre semestrielle du Conseil de la fédération.

Un petit nombre d'enjeux complexes doivent toujours être discutés, a mentionné le premier ministre du Québec, Philippe Couillard. Il a toutefois dit avoir encore espoir que ces questions plus difficiles à résoudre soient réglées d'ici la fin de la rencontre, vendredi.

La circulation du vin et de la bière est un enjeu important pour le Québec, a-t-il ajouté.

M. Couillard a affirmé qu'un accord pourrait être conclu sans un consensus sur la circulation des boissons alcoolisées, mais a souligné que cela ne serait pas dans l'intérêt des producteurs et des consommateurs.

Il a indiqué que ce dossier était important pour les citoyens, qui se demandent pourquoi ils ne peuvent pas obtenir plus facilement des vins d'une autre juridiction.

Les premiers ministres de l'Alberta et de la Saskatchewan, Rachel Notley et Brad Wall, se sont pour leur part entretenus en privé au sujet de la récente majoration du prix de la bière en Alberta. Aucun détail sur les résultats de ce tête-à-tête n'a cependant été divulgué.

M. Couillard a fait ces commentaires à la fin d'une journée remplie de discussions allant de la taxe sur le carbone à la légalisation de la marijuana, en passant par le financement des soins de santé.

M. Wall a par ailleurs tenu à revenir sur les déclarations faites la veille par le premier ministre Justin Trudeau au sujet de la nécessité d'établir une taxe nationale sur le carbone. Brad Wall a trouvé étrange que M. Trudeau ait lancé cette idée avant même le dépôt du rapport d'un groupe de travail fédéral-provincial mis sur pied pour discuter justement des changements climatiques.

«S'il s'agit d'un processus légitime, pourquoi alors le premier ministre et sa ministre de l'environnement semblent vouloir ignorer le travail du comité?», s'est interrogé tout haut le premier ministre de la Saskatchewan.

«Avec le gouvernement antérieur, il n'était pas vraiment question de travailler en collaboration alors nous étions rarement surpris. Honnêtement, je ne sais pas trop ce que est préférable», a-t-il ajouté.

Le premier ministre fédéral ne participe pas aux réunions du Conseil de la fédération, une structure créée en 2003 sous l'impulsion du premier ministre québécois Jean Charest.

Plusieurs premiers ministres provinciaux veulent également que des initiatives soient prises rapidement concernant la légalisation du cannabis. Ils souhaitent ainsi éviter les disparités dans la façon d'appliquer les futures lois d'un bout à l'autre du pays.

«Il y a des préoccupations réelles», avait dit le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, avant que les discussions s'ouvrent. Son homologue de la Colombie-Britannique, Christy Clark, avait manifesté son inquiétude quant à la santé publique, la sécurité et la distribution.

Les transferts fédéraux en soins de santé ont par ailleurs occupé une grande partie des débats, les premiers ministres réclamant que le financement d'Ottawa dans ce domaine augmente pour atteindre 25 %.

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