Maxime Bernier pour un accord de libre-échange Canada-Chine

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
Ottawa

Maxime Bernier lance un nouveau pavé dans la course au leadership du Parti conservateur du Canada en prenant position en faveur de la signature d'un accord de libre-échange avec la Chine.

Le candidat québécois à la succession de Stephen Harper estime que le Canada sortirait gagnant d'un éventuel accord de libre-échange, qui lui permettrait selon lui d'accroître ses exportations de 7,7 milliards par année.

Il convient que le bilan de la Chine en matière de droits de la personne et du respect de l'environnement est peu reluisant, mais il affirme qu'une entente économique permettrait au Canada de soulever ces questions.

«Bien qu'il n'y ait pas de réponse facile pour résoudre ces problèmes d'un coup de baguette magique, un désengagement, ou un engagement timide envers la Chine, ne donnera pas aux Canadiens une voix crédible pour parler de réformes et de progrès sur ces questions», a-t-il soutenu en point de presse à Ottawa, lundi.

À son avis, le Canada bénéficierait d'une «écoute plus attentive» de la part des Chinois si les deux économies étaient liées. Il admet toutefois que même si Ottawa pourrait «poser des questions», la Chine demeure un pays «souverain». L'Australie a signé un tel accord en 2014.

M. Bernier n'en est pas à sa première prise de position tranchée. Depuis le début de la course, il a proposé l'abolition de la gestion de l'offre, qui prévaut actuellement pour le lait, les oeufs et la volaille, soulevant ainsi l'ire des agriculteurs. Par ailleurs, au milieu du conflit de travail chez Postes Canada, il s'est déclaré en faveur de la privatisation de cette société de la Couronne. Il s'oppose en outre à une aide financière d'Ottawa à Bombardier.

Il croit que ces prises de position audacieuses devraient l'aider dans sa collecte de fonds. Il faut dire que cette collecte est pour l'instant assez lente, M. Bernier n'ayant pas encore effectué le deuxième versement de 25 000 $ exigé par le PCC pour être candidat.

«On a commencé notre campagne de (financement) officiellement au début du mois de juillet, a-t-il précisé. Notre campagne s'est concentrée sur l'activité sur les réseaux sociaux, sur des prises de position conservatrices fermes (...). Je crois que je suis le seul candidat qui a un plan pour la prospérité de ce pays.» Il a assuré n'avoir «aucune inquiétude» d'être en mesure d'amasser les fonds nécessaires pour faire une campagne pancanadienne.

Outre M. Bernier, les candidats actuellement dans la course sont les députés ontariens Kellie Leitch, Michael Chong et Tony Clement, ainsi que le député albertain Deepak Obhrai. L'ex-ministre Peter MacKay ainsi que l'homme d'affaire et vedette de télévision Kevin O'Leary pourraient également faire le saut.

Nationaliste

Maxime Bernier se dit par ailleurs «très nationaliste». Dans une entrevue accordée à l'émission Déjà dimanche! de Radio-Canada, le candidat est revenu sur l'époque où, alors étudiant, il conseillait Bernard Landry.

«C'est grâce aux Québécois que le Canada est ce qu'il est actuellement. Il a été fondé en français, par les Québécois. Donc oui, je suis un Québécois très nationaliste », a-t-il affirmé en fin d'entrevue. Il a noté qu'il avait été «heureux» de faire partie de l'équipe de M. Landry, même si leurs points de vue sur le rôle de l'État divergeaient.

En point de presse lundi, il a précisé ce qu'il entendait par «nationaliste». «Être un nationaliste, c'est être un Québécois qui veut que la constitution canadienne soit respectée», a-t-il lancé.

«Être nationaliste, c'est de savoir et de croire que le gouvernement du Québec et les provinces ont des pouvoirs spécifiques, a-t-il insisté. Et qu'ils doivent être capables d'assumer leurs responsabilités en tant que provinces, et non pas avoir de l'ingérence du gouvernement fédéral dans ses pouvoirs exclusifs provinciaux.»

M. Bernier a été conseiller de M. Landry alors qu'il était ministre des Finances du premier ministre péquiste Lucien Bouchard. En entrevue en 2010, M. Landry avait soutenu que pour travailler dans son cabinet, «il fallait bien sûr être indépendantiste».

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