Débat d'urgence aux Communes sur la crise à Attawapiskat

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Personne ne comprend «comment un pays aussi riche que le Canada peut abandonner autant de jeunes enfants et de jeunes personnes», a déclaré Charlie Angus, du NPD.

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La Presse Canadienne
Ottawa

Le président de la Chambre des communes Geoff Regan a accepté mardi de tenir un débat d'urgence sur la crise qui sévit présentement dans la communauté autochtone d'Attawapiskat aux prises avec un taux alarmant de tentatives de suicide.

Le débat, qui a été sollicité par le porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d'Affaires autochtones Charlie Angus, s'est amorcé peu après 18 h 30.

M. Angus a été le premier à prendre la parole, affirmant que ce débat ne portait pas uniquement sur Attawapiskat, mais aussi « sur ce que nous sommes, nous, à titre de Canadiens et sur toute notre nation ».

Il a rappelé que les événements frappant Attawapiskat n'étaient pas inédits. Selon lui, il est temps d'arrêter de placer un « cataplasme sur une jambe de bois » et d'envoyer des équipes de secours dans la région.

Le député de Timmins-Baie James, en Ontario, où est située la réserve d'Attawapiskat, a dit espérer que ce débat marquera un renouveau pour le pays.

Plus tôt, Charlie Angus avait affirmé que les Canadiens qui vivent au sud ne toléreraient pas le manque de soutien psychologique offert aux jeunes autochtones. Personne ne comprend « comment un pays aussi riche que le Canada peut abandonner autant de jeunes enfants et de jeunes personnes, a-t-il déclaré.

« La ministre s'engagera-t-elle à faire une refonte complète (du système) pour s'assurer que tous les enfants de ce pays puissent recevoir l'aide nécessaire en santé mentale pour qu'ils reprennent espoir et aient un avenir positif? », a-t-il demandé.

La ministre fédérale de la Santé Jane Philpott a répondu que le gouvernement devra réagir et réagira.

« Il est complètement inacceptable que, dans un pays aussi riche en ressources que le Canada, des jeunes en arrivent à un point où leur vie leur semble inutile et veuillent en finir », a-t-elle dit.

Elle a aussi indiqué qu'une équipe multidisciplinaire de cinq travailleurs en santé mentale était arrivée lundi dans ce village éloigné d'environ 2000 habitants.

Le chef d'Attawapiskat, Bruce Shisheesh, et le conseil de la communauté ont déclaré l'état d'urgence, samedi soir, à la suite de la onzième tentative de suicide à survenir en neuf jours seulement, depuis le début d'avril. Selon le conseil, 28 autres tentatives de suicide avaient été dénombrées en mars.

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