Trudeau promet de l'argent cette année pour les Premières Nations

Justin Trudeau et Perry Bellegarde, chef des Premières nations.... (PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE)

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Justin Trudeau et Perry Bellegarde, chef des Premières nations.

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
THUNDER BAY

Des communautés des Premières Nations qui continuent de vivre dans des conditions exécrables devraient commencer à constater l'aide du gouvernement fédéral cette année, a affirmé le premier ministre Justin Trudeau, vendredi.

Prenant la parole à Thunder Bay, dans le nord-ouest de l'Ontario, dans le cadre d'une courte visite dans la région, M. Trudeau a défendu l'approche du gouvernement libéral à l'égard de ce qui est qualifié par plusieurs leaders autochtones de crise totale.

M. Trudeau a affirmé que de l'argent était investi cette année, et qu'Ottawa travaillait très étroitement avec les Premières Nations sur les besoins urgents et «investissait de manière importante dans un partenariat fondé sur le respect».

Des leaders des Premières Nations ont dit apprécier le ton adopté par le gouvernement libéral - particulièrement en comparaison avec celui du précédent gouvernement conservateur. Du même souffle, ils ont dit vouloir des actions rapides et des engagements fermes allant au-delà des promesses et des bonnes intentions.

M. Trudeau a souligné que son gouvernement avait prévu 8,4 milliards $ dans son budget en mars pour les infrastructures, l'éducation, la santé et d'autres secteurs dans les communautés autochtones.

Toutefois, le premier ministre avait peu de réponses immédiates aux problèmes auxquels bon nombre d'Autochtones font face, notamment un manque de soins de santé de base, de logements adéquats et d'eau potable, ainsi qu'une extrême pauvreté.

«Ce dont nous avons besoin de la part du premier ministre - et il fait certainement des pas dans la bonne direction - est qu'il doit aborder cela comme une crise majeure au Canada», a dit à La Presse Canadienne le chef régional Isadore Day.

«Une centaine de communautés des Premières Nations au Canada, voire plus, vivent dans des conditions dignes du tiers-monde», a-t-il ajouté.

Certains se demandent, par exemple, pourquoi le gouvernement fédéral ne finance pas des résidences pour les élèves autochtones contraints de quitter leurs communautés reculées pour s'inscrire dans une école des Premières Nations à Thunder Bay, sous prétexte que le secteur est hors des limites de la réserve.

«C'est précisément le genre d'enjeux sur lesquels il est grand temps qu'Ottawa se penche», a dit M. Trudeau.

«Nous devons reconnaître que la relation a été brisée au cours des dernières années, en fait des dernières décennies, et qu'il est temps de la reconstruire», a poursuivi le premier ministre.

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