Brosseau et Aubin appuient Thomas Mulcair

Ruth Ellen Brosseau et Robert Aubin.... (Photo: Sylvain Mayer)

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Ruth Ellen Brosseau et Robert Aubin.

Photo: Sylvain Mayer

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À l'instar de tous leurs collègues québécois, les députés néo-démocrates Ruth Ellen Brosseau et Robert Aubin appuient ouvertement Thomas Mulcair à la veille d'un vote de confiance qui se tiendra en fin de semaine lors du congrès du parti à Edmonton.

«On a un chef extraordinaire, vraiment dynamique, qui va nous aider à prendre le pouvoir dans quatre ans pour apporter le vrai changement. C'est un homme inspirant, qui se tient selon ses convictions, et qui m'a vraiment encouragée et aidée depuis le début. C'est à Tom de décider le chiffre idéal avec lequel il est confortable pour continuer», a confié au Nouvelliste la représentante fédérale dans Berthier-Maskinongé.

Selon elle, il n'est pas nécessaire de se lancer dans une course à la chefferie, malgré les résultats de la dernière élection. «Je ne mets pas le blâme sur Tom. Notre machine NPD n'était pas comparable à celle des libéraux et des conservateurs. On a fait une réflexion, une analyse, un post-mortem sur la campagne. Il faut apprendre de nos erreurs. On a quatre ans pour se préparer», a commenté celle qui jouera même un rôle d'animatrice au cours du week-end.

Comme président du caucus québécois, Robert Aubin a rappelé l'appui unanime des 16 députés néo-démocrates envers leur leader actuel.

«Ce qu'on oublie malheureusement trop rapidement à cause de la défaite, c'est quand même Tom Mulcair, le même chef, qui nous a amenés à des sommets jamais atteints par le NPD qui nous ont fait penser qu'on pouvait former le prochain gouvernement. Ça démontre toutes les capacités, les qualités de leadership de Thomas Mulcair et si, en plus, on apprend de nos erreurs, on va être imbattable la prochaine fois», affirme-t-il.

Ce qui n'empêchera pas les militants de se pencher sur la «déconfiture qu'on a vécue». D'ailleurs, le rapport sera débattu sur le parquet en fin de semaine.

«Relativement rares sont les équipes de hockey qui, se présentant une première fois à la finale de la coupe Stanley, l'ont emporté. C'est une toute autre joute au moment où on arrive à ce niveau-là. C'est peut-être en partie ce qui nous est arrivé. On a pris l'expérience, on a appris, regardez-nous aller la prochaine fois», a lancé comme analogie le député fédéral de Trois-Rivières.

Celui-ci se réjouissait de voir quelque 1600 délégués, soit deux fois plus que prévu au départ, converger vers Edmonton pour se pencher sur les orientations de la formation politique et les moyens de relance.

«Et ce n'est pas directement un vote de confiance. Il s'agit de se prononcer sur la pertinence de tenir une course à la chefferie, ce qui ne risque jamais d'arriver. Mais il faudra voir quel est le pourcentage d'appui qui constitue pour le chef un réseau d'aisance pour poursuivre le travail», a ajouté M. Aubin, qui dit s'attendre à ce que «le pouvoir de persuasion de plusieurs de mes collègues sera au travail».

Au plan des politiques, sa collègue de Berthier-Maskinongé admet être d'accord avec plusieurs des propositions du gouvernement Trudeau. «On a des points en commun. Mais il faut que les bottines suivent les babines et qu'on assure que les promesses soient maintenues. On a eu une bonne annonce pour les victimes de la pyrrhotite alors qu'auparavant, on avait le Parti conservateur qui ne voulait rien savoir. Mais 30 millions de dollars pour les trois prochaines années, ce n'est pas suffisant. Il faut penser plus à long terme pour les victimes et avoir un financement adéquat», croit celle qui se bat aussi pour limiter l'importation de protéines laitières.

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