Parti conservateur: Maxime Bernier se lancera dans la course à la direction

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Maxime Bernier déposera cette semaine les documents officialisant sa candidature à la course à la direction du Parti conservateur du Canada.

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Ottawa

Des candidats à la course au leadership conservatrice sont désormais prêts à prendre place sur les blocs de départ.

Maxime Bernier déposera cette semaine les documents officialisant sa candidature à la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC). L'Ontarienne Kellie Leitch devrait elle aussi se lancer prochainement dans cette course qui s'annonce longue - plus d'un an - et coûteuse.

L'ex-ministre Steven Blaney admet pour sa part avoir jaugé ses appuis, pour finalement décider de passer son tour.

M. Bernier sera vraisemblablement le tout premier aspirant chef à fournir les formulaires et signatures requis, de même qu'un chèque de 25 000 $ pour être inscrit en bonne et due forme à titre de candidat.

Des sources bien informées ont confirmé que le député de Beauce fera une annonce officielle d'ici la fin de la semaine. Il sera à Ottawa mercredi et pourrait profiter de son passage dans la capitale fédérale pour déposer ses papiers de candidature. Il a déjà plus de signatures que les 300 noms nécessaires et ces appuis proviennent de 90 comtés et 10 provinces.

Sa campagne sera notamment centrée sur le thème des libertés et responsabilités individuelles, plaidant pour un petit gouvernement et une baisse des taxes et impôts. M. Bernier veut également mettre l'accent sur l'équité, entre les régions du pays par exemple, et le respect de la Constitution ainsi que des champs de compétence.

L'ex-ministre a déjà sur pied son équipe de campagne et a communiqué avec la majorité des députés conservateurs aux Communes pour leur signifier son intention de se lancer à l'eau.

L'annonce imminente de cette candidature ne surprendra personne dans les corridors du Parlement à Ottawa. Le mois dernier, M. Bernier avait participé à la conférence Manning et prononcé un discours dans le cadre d'une série intitulée «si je décide de me présenter, comment vais-je m'y prendre?».

Dans ce discours, cet ex-ministre des Affaires étrangères a soutenu que l'unique raison pour laquelle il est en politique est de «défendre et promouvoir les valeurs conservatrices». Il a notamment rappelé qu'il s'opposait à toute subvention gouvernementale aux entreprises - y compris pour Bombardier. «Je suis prêt à dire la même chose, peu importe l'entreprise ou la région impliquée», avait-il signalé.

Le gouvernement libéral étudie toujours la pertinence d'accorder une aide fédérale au géant de l'industrie spatiale.

M. Bernier s'est fait élire pour la première fois sous la bannière conservatrice en 2006. Il a rapidement gravi les échelons, passant de ministre de l'Industrie à celui des Affaires étrangères. Il a dû démissionner de son poste de ministre en 2008 après avoir laissé chez son ex-amie de coeur, Julie Couillard, des documents confidentiels.

Mardi, la CBC révélait par ailleurs que l'ancienne ministre du Travail Kellie Leitch participera à un cocktail de financement le soir même à Edmonton, lançant ainsi de façon informelle sa campagne.

Selon un courriel obtenu par le diffuseur public, les invités auront la chance d'entendre Mme Leitch expliquer «pourquoi elle est la meilleure candidate pour être à la tête du Parti conservateur du Canada aux prochaines élections».

Blaney pas candidat

En entrevue téléphonique, le député et ancien ministre Steven Blaney a admis qu'il avait lui-même contemplé l'idée de se lancer dans la course à la chefferie conservatrice.

Le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis note avoir vécu des années éreintantes lorsqu'il était dans le cabinet de Stephen Harper.

«Je souhaite continuer, mais peut-être à une cadence moins effrénée», a-t-il soutenu pour expliquer son choix de ne pas se lancer dans l'arène.

«Parfois, il faut savoir avancer lentement, mais sûrement», a-t-il ajouté, n'excluant toutefois pas l'idée de tenter sa chance une prochaine fois. «Il ne faut jamais dire jamais», a-t-il conclu.

Bilinguisme

Les anciens ministres Lisa Raitt, Tony Clement, Peter MacKay et Jason Kenney, de même que le député Michael Chong et l'homme d'affaire Kevin O'Leary, sont également considérés comme de potentiels candidats à la succession de Stephen Harper.

Parmi eux, peu peuvent cependant se targuer de parler les deux langues officielles sans hésitation, sauf MM. Bernier, Kenney et Chong, et, avec plus de difficulté, M. Clement.

Joints au téléphone, les députés conservateurs québécois Steven Blaney et Gérard Deltell n'ont pas voulu se ranger dès maintenant derrière un possible candidat.

Ils ont toutefois tous les deux signalé l'importance de choisir un chef habile dans les deux langues.

«C'est très subjectif le bilinguisme. Par contre, moi ce que je souhaite, c'est que les gens soient bilingues, bien entendu, et le test ultime, c'est de pouvoir faire un débat en français contre Justin Trudeau dans trois ans et demi», a noté M. Deltell.

L'enregistrement des candidats devra être fait d'ici le 24 février 2017. Le gagnant sera élu par les membres le 27 mai 2017.

Les conservateurs se réunissent en congrès du 26 au 28 mai 2016 à Vancouver.

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