NPD: le caucus québécois se porte à la défense de Thomas Mulcair

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Thomas Mulcair

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Les néo-démocrates du Québec veulent commencer la semaine du bon pied. Après une semaine marquée par des sorties remettant en question le leadership de Thomas Mulcair, la députation québécoise vient à la rescousse.

Dans une lettre ouverte, «tous les membres du caucus» québécois du Nouveau Parti démocratique (NPD) disent offrir leur appui au chef, qui doit se soumettre à un vote de confiance au début avril.

Ils reviennent sur le revers électoral du parti en y allant d'une analogie sportive, plaidant qu'«à l'instar d'une équipe de hockey professionnelle qui échapperait la coupe Stanley en finale, il faut analyser en profondeur les causes de la défaite» plutôt que de «chercher à remercier l'entraîneur».

«La valeur d'un leader se mesure à sa capacité de rassembler, de motiver et de rebondir. Tom Mulcair s'est attelé à cette tâche et nous allons continuer à le soutenir dans cet effort», font valoir les 16 membres de la députation du Québec.

Invité à dire si le caucus national du NPD pourrait emboîter le pas, son président Charlie Angus n'a pas offert de réponse précise, mardi.

«Je ne donne pas de consignes au caucus, ce sont eux qui m'en donnent», a-t-il dit en mêlée de presse, sans vouloir spécifier s'il y avait un désir de faire une sortie pour appuyer M. Mulcair au sein du caucus national.

Les militants du NPD qui se réuniront en congrès à Edmonton du 8 au 10 avril prochain seront invités à se prononcer sur la pertinence de déclencher une course à la direction, comme le prévoit la constitution de la formation politique.

La présidente du parti, Rebecca Blaikie, a évoqué une note de passage de 70 pour cent pour cette revue du leadership - un chiffre qui est revenu au fil des consultations qu'elle a menées dans la foulée de la dégelée électorale du 19 octobre dernier.

Ce soir-là, le NPD a perdu plus de la moitié de ses députés - et son statut d'opposition officielle aux Communes - en faisant élire 44 candidats comparativement à 102 en 2011. Plusieurs grosses pointures, dont Megan Leslie, Jack Harris et Peter Stoffer, ont baissé pavillon.

Considérant que la formation avait amorcé la campagne électorale en tête des sondages, ces résultats «furent décevants», et il est donc normal «que l'amertume se vive à des degrés divers», conviennent les signataires de la lettre ouverte de lundi.

Mais «l'histoire a démontré à de nombreuses reprises que ce qui pouvait sembler être un pas en arrière constituait souvent un tremplin pour l'avenir», ajoutent-ils.

Thomas Mulcair, qui a assuré à maintes reprises qu'il souhaitait demeurer à la barre du parti, a été écorché la semaine dernière par des sorties successives du caucus socialiste, une frange marginale, puis d'ex-députés néo-démocrates québécois défaits lors de la dernière élection.

Après que le caucus socialiste du NPD eut réclamé une course au leadership, les ex-élus Jamie Nicholls, Élaine Michaud et Hélène LeBlanc faisaient paraître une lettre dans laquelle ils se disaient «troublés de voir que le parti a oublié sa raison d'être et les valeurs qu'il a toujours incarnées».

Dans la lettre ouverte parue dans Le Devoir, aussi signée par une trentaine de membres du NPD, ils n'allaient pas jusqu'à appeler directement au départ de M. Mulcair, mais disaient ne pas s'être sentis «représentés par la plateforme électorale» qu'ils devaient défendre l'automne dernier.

Le même jour, en conférence de presse à Ottawa, la députée Niki Ashton refusait de dire clairement si elle souhaitait que Thomas Mulcair reste à la tête de son parti.

«C'est aux membres de décider comment ils veulent aller de l'avant», a-t-elle répété, pressée de questions par les journalistes.

«Je suis fière de faire partie d'une équipe forte au Parlement, une équipe progressiste, mais je respecte évidemment le processus qui sera devant nous au congrès, pour que les membres puissent faire leur décision», a-t-elle ajouté en marge d'une annonce.

Son collègue Charlie Angus a plaidé lundi qu'il ne fallait pas interpréter cela comme un désaveu.

«Je ne l'interpréterais pas de cette manière», a-t-il soutenu.

Lorsqu'on lui a demandé s'il soutenait M. Mulcair, il s'est contenté de répondre qu'il avait «une excellente relation professionnelle avec M. Mulcair» et que ce serait ultimement aux militants du NPD de trancher sur la question de son leadership.

Pour sa part, le leader parlementaire à la Chambre des communes, Peter Julian, a publié samedi dernier une lettre en appui à son chef dans le magazine en ligne The Tyee.

«Je voterai contre la tenue d'une course à la direction (au congrès d'Edmonton). Je crois que Tom Mulcair a démontré qu'il est capable de réclamer des comptes à un gouvernement», a-t-il écrit.

Le NPD «a besoin de Tom Mulcair pour livrer le combat», a déclaré M. Julian.

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