Le Bloc québécois tient son conseil général à Trois-Rivières le 20 février

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Louis Plamondon

La Presse

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) C'est à Trois-Rivières, ce samedi, en conseil général, que les militants du Bloc québécois vont se réunir pour une première fois depuis les dernières élections fédérales.

Mais en vue du prochain scrutin de 2019, le parti a plutôt la tête aux chiffres qu'à l'investiture alors que le nom de Catherine Fournier circule déjà pour succéder au chef intérimaire Rhéal Fortin.

«Lors de nos bureaux nationaux, il n'a pas été question de la course à la chefferie. Ce n'est pas à l'ordre du jour. Cependant, l'assemblée est souveraine et elle pourrait soulever le problème. Mais le courant le plus répandu dans nos troupes, c'est que ça ne presse pas cette année. Ce serait plus à la fin de 2017 ou au début de 2018», a commenté le député bloquiste de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, situant le tout après la course des conservateurs, au printemps 2017 et avant la prochaine élection provinciale à l'automne 2018.

Quand on lui fait remarquer que l'ex-candidate du Bloc, Catherine Fournier, semble intéressée à chausser les souliers de Gilles Duceppe, le doyen à la Chambre des communes reconnaît que cette jeune militante de 23 ans, qui travaille actuellement auprès de Pierre Karl Péladeau, soit pleine de talents.

«C'est une fille brillante qui a un look de star système, un peu un look à la Trudeau, et qui a une assez grande expérience politique malgré son jeune âge», souligne-t-il, évoquant son passage à la vice-présidence du parti et son implication de plusieurs années au sein de la jeunesse bloquiste.

Selon lui, «c'est plus l'aspect financier qui sera le grand débat».

«On n'a plus un sou qui vient du gouvernement fédéral. Ça va donc prendre une cotisation assez élevée de chaque association de comté car faire vivre un parti, ça coûte entre 650 000 et 700 000 dollars par année. Sans compter qu'il faut que tu ramasses de l'argent pour te rendre à l'élection, pour la prochaine campagne, ce qui n'est pas facile après une année électorale», avoue M. Plamondon.

L'an dernier, le Bloc québécois avait aussi tenu un conseil général en région, soit à Nicolet, pour la passation du pouvoir entre Mario Beaulieu et Gilles Duceppe.

Par ailleurs, la vie parlementaire à Ottawa apporte son lot de frustrations alors que les dix députés bloquistes ne sont pas en nombre suffisant pour bénéficier des mêmes droits que les autres formations politiques. «C'est la décision des trois grands partis de mettre la barre à 12 députés. C'est la seule démocratie au monde qui fait ça», dénonce celui qui juge choquant le fait que les électeurs de son comté soient ainsi traités différemment.

Par exemple, le Bloc québécois n'a pas le droit de parole en comité et «n'a pas un sou pour la recherche et le soutien parlementaire». Et si les députés bloquistes ont droit à dix questions par semaine, celles-ci sont toutefois posées en toute fin de séance.

«Et dans le lobby de la Chambre, on n'a pas le droit à aucun siège. Ils nous ont donnés quatre chaises dans le vestiaire. Et on a le droit au lunch, en autant qu'on aille le manger debout dans le vestiaire», déplore-t-il.

Pour Louis Plamondon, c'est le NPD qui s'oppose le plus à la présence des députés du Bloc, leur refusant un siège au sein de comités spéciaux, tantôt pour la réforme parlementaire, tantôt pour la question de mourir dans la dignité. «Le NPD a un comportement hypocrite, étant le parti le plus antidémocratique à la Chambre alors qu'il porte le nom de Nouveau Parti démocratique», a-t-il fait savoir.

Même si «les choses vont très bien» du côté du caucus bloquiste, le vétéran admet que son parti s'attendait à faire élire deux fois plus de députés. «On les a perdus dans les quatre derniers jours de la campagne. Les élections au Québec, ça se passe comme ça maintenant, dans la dernière semaine. Et la vague libérale au Québec était aussi folle que celle de Layton», avance-t-il comme explication.

Ce dernier se console néanmoins de savoir que la plupart des candidats défaits du Bloc sont «intéressés à poursuivre la bataille, à livrer le combat la prochaine fois» et que «nos associations de comté sont toujours structurées». «Mais il faut faire un plan financier et ce sera le plus difficile», a conclu celui qui perçoit déjà chez Justin Trudeau «cette volonté d'aller dans le sens de la provincialité du Québec».

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