Consultations prébudgétaires: pyrrhotite et téléphonie cellulaire au menu

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Le secrétaire parlementaire du ministre des Finances, François-Philippe Champagne, à sa sortie de la consultation prébudgétaire à Trois-Rivières.

François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Jugeant quasi historique la tenue de consultations prébudgétaires fédérales en Mauricie «sur les moyens de faire croître l'économie pour renforcer la classe moyenne», le secrétaire parlementaire du ministre des Finances, François-Philippe Champagne, est reparti mercredi avec, en poche, une liste d'épicerie soumise par une vingtaine d'intervenants.

«Ça fait plaisir d'être à Trois-Rivières. Je suis fier qu'on soit venu écouter les gens de la région. C'est important pour nous d'avoir la perspective des régions. Il y avait des représentants du monde culturel, économique, municipal et autochtone», a-t-il commenté à la sortie de la réunion qui a eu lieu à l'hôtel Delta.

D'entrée de jeu, M. Champagne a admis qu'on lui avait parlé de pyrrhotite. «On va respecter nos engagements, j'y travaille à tous les jours. Les effets économiques sont négatifs. Je vais faire avancer ce dossier-là. Je suis le meilleur allié des victimes de la pyrrhotite», assure-t-il.

Parmi les participants, on retrouvait le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, qui a profité de l'occasion pour parler, entre autres, de l'absence de téléphonie cellulaire sur la route 155 et de sa nécessité.

«Je suis déçu de la position de Rogers. Je vais les rencontrer. C'est anormal qu'on n'ait pas une connection adéquate dans une région comme la nôtre. On ne peut pas développer notre région sans la connectivité. Il y a un aspect sécuritaire et de développement résidentiel et récréotouristique», a fait savoir le député de Saint-Maurice-Champlain, évoquant le télétravail, la télémédecine et la télééducation.

«Ce sera pris en compte dans nos réflexions», a-t-il renchéri.

Par ailleurs, le premier magistrat latuquois a abordé «les droits compensatoires pour la forêt» et les infrastructures municipales d'eau et d'égout pour lesquelles il estime à 50 millions de dollars les besoins. «Il faut qu'il nous aide un peu de ce côté-là», affirme-t-il.

De plus, celui-ci aimerait bien que le fédéral allège le fardeau de «ceux qui veulent se partir en affaires». «On a enfin un député alors qu'avant, c'était silence radio ou cellulaire», a lancé le maire Beaudoin.

Son homologue de Shawinigan, Michel Angers, était aussi heureux d'avoir été convoqué. «C'est très intéressant d'avoir l'opportunité de pouvoir s'exprimer dans une démarche prébudgétaire. Il a l'oreille du premier ministre et je suis convaincu que nos demandes vont se rendre au bon endroit», a-t-il confié en mêlée de presse.

Alors que sa ville doit assumer la responsabilité de son développement économique, il réclame du fédéral une aide financière. «Je l'ai sensibilisé sur les innovations qui ne rentrent pas dans les programmes actuels», a-t-il expliqué.

Le maire Angers a aussi abordé la question du centre des données fiscales qui compte «1000 emplois en période de pointe». «C'est un élément incontournable», soutient-il. 

Ce dernier n'a pas manqué de réclamer un investissement fédéral dans les infrastructures municipales, «ce qui avait permis d'échapper à la récession en 2008». «On est en plein processus de réhabilitation des infrastructures et on doit pouvoir compter sur cette aide financière en fonction de l'investissement», précise-t-il.

Pour sa part, le secrétaire parlementaire du ministre des Finances aura donné aux participants un aperçu de l'état de l'économie, en plus de participer à des discussions sur le plan du gouvernement visant à assurer la croissance économique.

Cette rencontre s'inscrivait dans une série pancanadienne de discussions, d'une durée d'une semaine, sur le budget de 2016. Le ministre des Finances tient également une série de consultations prébudgétaires d'un bout à l'autre du pays.

«Notre gouvernement est résolu à renforcer la classe moyenne, à effectuer des investissements judicieux dans l'infrastructure et à venir en aide aux membres les plus vulnérables de notre société pour que nous fassions croître l'économie ensemble. Nous savons toutefois que nous n'avons pas toutes les réponses.

Voilà pourquoi nous parcourons le pays afin de recueillir l'avis des Canadiens sur ce dont leur famille et leur collectivité ont besoin pour réussir», a conclu M. Champagne, qui a aussi traité de culture, d'agriculture, d'allègement réglementaire à la frontière américaine pour faire des affaires, du train de passagers Via Rail, de transport intelligent et d'économie verte.

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