Duceppe confirme qu'il quitte le Bloc

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Gilles Duceppe a annoncé jeudi qu'il tournait la page après 25 ans de vie politique.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Après 25 ans de vie politique, Gilles Duceppe a finalement décidé de tourner la page d'une «aventure passionnante» en démissionnant de son poste de chef du Bloc québécois.

L'homme de 68 ans a confirmé la nouvelle, jeudi, à Montréal, au terme d'une rencontre avec les 10 députés élus ainsi que l'état-major de la formation souverainiste.

«Cette fois-ci, le Bloc jouait carrément son existence et mon retour visait à sauver ce parti», a-t-il expliqué au cours d'une allocution d'environ 10 minutes au cours de laquelle il n'a pas répondu aux questions des journalistes.

Plus tôt cette semaine, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, avait été parmi les voix incitant M. Duceppe à demeurer en poste, notamment en raison de sa vaste expérience politique.

Ému par moments, M. Duceppe a dit quitter ses fonctions avec le «sentiment du devoir accompli». Seul derrière un lutrin, il a estimé que l'élection de 10 députés permettait d'assurer l'avenir du Bloc québécois pour les quatre prochaines années.

«J'aurais évidemment aimé en obtenir davantage et être élu dans ma circonscription (Laurier-Sainte-Marie)», a-t-il dit, ajoutant avoir attendu avant de confirmer sa démission afin de laisser un parti «en ordre» et «sans dette».

Il a dit que sous sa gouverne, le parti a été celui de «tous les Québécois et Québécoises sans exception».

À la suite de son discours, au cours duquel il a défendu son héritage bloquiste,

M. Duceppe, visiblement ému, s'est dirigé vers son épouse Yolande, qu'il a embrassée, avant de quitter la salle.

Le chef du Bloc québécois sera remplacé de façon intérimaire par l'avocat Rhéal Fortin, élu dans la circonscription de Rivière-du-Nord, dans les Laurentides. Les modalités d'une éventuelle course à la direction n'ont pas été évoquées.

Louis Plamondon, doyen des députés bloquistes, sera le président du caucus, alors que Mario Beaulieu demeurera président du parti. Le leader parlementaire sera Luc Thériault (Montcalm), Monique Pauzé (Repentigny) sera la whip et Catherine Fournier, défaite dans Montarville, sera la vice-présidente de la formation.

«Nous terminons l'élection avec un léger surplus qui nous permet de continuer à avoir une permanence au moins jusqu'au mois de mars, a expliqué M. Plamondon. On aura des campagnes de financement pour continuer.»

Même s'ils seront 10 députés aux Communes - soit huit de plus qu'à la dissolution du Parlement - une lourde tâche attend la formation souverainiste, qui a atteint un creux du côté des appuis.

Lundi, le Bloc n'a récolté que 19,3 pour cent des suffrages au Québec, soit la pire performance d'un parti souverainiste depuis 1970 en tenant compte des élections fédérales et provinciales.

M. Duceppe n'a pas fait référence à cette performance, déclarant que la «présence nombreuse, tant au sein du personnel que parmi les militants et les candidats», était un «gage d'avenir».

Âgée de seulement 23 ans, Mme Fournier s'est portée à la défense de la relève au Bloc québécois, soulignant qu'il s'agissait du parti ayant présenté le plus grand nombre de candidats de moins de 30 ans.

«Nous avons déjà construit (cette base) et cela ne peut que prendre de l'expansion, a-t-elle affirmé. Il faut tabler sur ce travail pour parler aux jeunes.»

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