Harper sort des liasses de billets pour attaquer Trudeau

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Devant une pancarte où on pouvait lire «Le coût des hausses d'impôt libérales», le chef conservateur a invité hier une jeune femme à déposer des billets de banque sur une table alors que se répétait le bruit d'une caisse enregistreuse.

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Le Nouvelliste

À une semaine du vote, Stephen Harper a pris l'allure de l'animateur de La poule aux oeufs d'or ou d'un autre jeu télévisé.

Devant une pancarte où on pouvait lire «Le coût des hausses d'impôt libérales», le chef conservateur a invité hier une jeune femme à déposer des billets de banque sur une table alors que se répétait le bruit d'une caisse enregistreuse.

M. Harper annonçait une politique libérale, puis en calculait le coût pour une famille, invitant Nicole Ropp à démontrer combien de billets de 20 $ ou de 10 $ cela représentait.

À chaque liasse déposée résonnait la cloche d'une caisse enregistreuse.

«C'est de l'argent que les libéraux prendraient. Nous, comme conservateurs, nous croyons que les Ropp devraient garder cet argent», a lancé le chef conservateur sous les applaudissements de ses militants réunis à Waterloo, en Ontario.

C'est ainsi que M. Harper a cité les prestations universelles pour garde d'enfants - que les libéraux veulent remplacer par un programme qui dépend du revenu familial -, le fractionnement du revenu - que les libéraux ne préserveraient que pour les retraités - ainsi que certains crédits d'impôt.

Il a invité Mme Ropp à compter les 20 $ et les 10 $ que lui coûterait l'élimination de trois crédits d'impôt: celui pour les activités sportives des enfants, celui pour leurs activités artistiques et celui pour son conjoint pompier bénévole. «Nous n'allons pas couper ces crédits d'impôt», s'est défendu, quelques minutes plus tard, le chef libéral Justin Trudeau, en banlieue d'Ottawa, reprochant au chef conservateur de «présenter des non-vérités».

Au 72e jour de cette campagne, le chef conservateur avait ainsi concentré son discours sur les taxes et les impôts. Même s'il n'a pas épargné les néodémocrates et Thomas Mulcair, la presque totalité de ses attaques a ciblé M. Trudeau.

C'est seulement quand il lui a fallu répondre aux cinq questions des journalistes que le premier ministre sortant a abordé d'autres sujets que l'impôt. Comme il était dans le comté d'un de ses candidats qui s'opposent à l'avortement et à l'aide au suicide, il a été invité à annoncer sa position sur ce dernier sujet.

«Nous avons nommé un comité consultatif qui est en tournée au Canada, en train d'étudier comment mettre en vigueur cette décision de la Cour suprême», a répondu M. Harper, faisant référence à l'arrêt Carter qui invalide les lois interdisant l'aide médicale à mourir.

Le tribunal a suspendu l'application de son jugement jusqu'en février prochain, en attendant une nouvelle loi fédérale

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