Le ton monte dans le dossier du centre fiscal

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Après les avertissements formulés jeudi matin par Jacques Grenier à l'endroit de son adversaire libéral et de l'Alliance de la fonction publique du Canada, François-Philippe Champagne réplique en mentionnant que son adversaire conservateur ne sait tout simplement pas de quoi il parle.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le ton monte dans Saint-Maurice-Champlain dans le dossier du Centre fiscal de Shawinigan. Après les avertissements formulés jeudi matin par Jacques Grenier à l'endroit de son adversaire libéral et de l'Alliance de la fonction publique du Canada, François-Philippe Champagne réplique en mentionnant que son adversaire conservateur ne sait tout simplement pas de quoi il parle.

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Jacques Grenier

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

L'avenir du Centre fiscal est clairement devenu un enjeu dans le comté. Lundi, M. Champagne a reçu l'appui de l'ex-premier ministre, Jean Chrétien, dans son plan pour assurer la pérennité de ce service et des quelque 1500 emplois qui en découlent.

Trois jours plus tard, M. Grenier s'est présenté au même endroit pour saluer les travailleurs et les assurer que jamais le gouvernement conservateur n'avait songé à fermer cet établissement. Il a également voulu mettre un terme à la controverse entourant une conversation avec un conseiller syndical de l'AFPC, en assurant que cet échange ne s'est jamais produit.

M. Grenier dénonçait la proximité entre le syndicat et le candidat libéral. Ce dernier n'a pas l'intention de s'en excuser.

«C'est sûr que nous avons une proximité avec tous les intervenants», commente M. Champagne. «Pour faire une annonce comme celle que nous avons faite, ça représente des mois de travail avec les intervenants. C'est insultant de prendre connaissance des commentaires de ce monsieur, qui ne connaît pas vraiment le dossier. L'Alliance de la fonction publique représente 180 000 employés. Il y a une question de crédibilité, là-dedans.»

M. Champagne rappelle qu'environ 700 travailleurs sont sortis pour prendre connaissance de son plan pour maintenir le Centre fiscal, lundi. Ces gens n'ont certainement pas envie d'entendre qu'il n'y a aucune inquiétude à y avoir, fait-il remarquer.

«Ce n'est pas un affront envers moi, mais envers l'ensemble des travailleurs de la part de quelqu'un qui, à mon sens, n'a aucune crédibilité», indique le candidat libéral. «Il prétend se présenter comme candidat sans connaître ce dossier à fond. C'est quelqu'un qui n'a pas fait ses devoirs.»

Pas d'appui

Du côté de l'AFPC, Normand Pelletier, conseiller syndical, balaie du revers de la main les insinuations de M. Grenier sur la connivence entre le syndicat et le candidat libéral.

«Il n'y avait pas beaucoup de monde à sa conférence de presse parce qu'il ne nous a pas appelés», fait-il remarquer. «Il n'y a pas de complot. Nous n'appuyons aucun parti. Nous appuyons les gens qui sont prêts à s'engager. On ne travaille pas pour un candidat, mais pour nos membres. Nos membres veulent garder leur travail et la façon de le faire, c'est en rénovant le Centre fiscal.»

M. Pelletier se réjouit qu'à tout le moins, M. Grenier semble plus sensibilisé à l'importance de procéder à ces travaux de réfection par rapport au début de la campagne.

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