Une jeunesse dans la course

La conservatrice Marianne Foucrault mène de front des...

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La conservatrice Marianne Foucrault mène de front des études universitaires et une campagne électorale.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Quand je fais mon porte-à-porte, mes gens me demandent: «T'as quel âge?»

L'anecdote amuse Marianne Foucrault, nullement offusquée de se faire questionner sur son âge. Elle vient tout juste de souffler 20 chandelles, le 27 septembre dernier. 

«Je veux représenter les gens, les aider. C'est ce qu'il y a de plus valorisant, représenter les gens autour de soi. Quand je les rencontre, ils sont contents d'avoir une candidate qui vient du comté. Ils me disent: «Tu t'investis là-dedans, c'est le fun». Je me présente parce que ça me tente», raconte la candidate du Parti conservateur dans la circonscription de Berthier-Maskinongé.

Celle qui se décrit comme une femme plutôt intello ne semble rien avoir à cirer des excès que peuvent faire les jeunes adultes à cette période de leur vie.

«Faire la fête? Non! Moi, un bon vendredi soir, c'est jouer à la XBox avec mes deux frères. Quand j'ai annoncé que je me présentais, mes amies étaient surprises que je me lance maintenant, mais elles savent que je suis politisée. Elles s'y attendaient.»

La famille a joué un rôle important dans sa décision de se présenter en politique. Installés à Saint-Félix-de-Valois depuis des années, les Foucrault sont des sympathisants de longue date du Parti conservateur. Lorsqu'il y avait des débats à son école, elle était toujours celle qui représentait ce parti à cause des valeurs de la formation politique.

«La famille est très importante pour moi. Le Parti conservateur offre plus d'argent aux familles avec les baisses d'impôt. La sécurité est aussi importante: se promener dans les rues et de ne pas avoir peur de se faire attaquer.»

- «Peur de se faire attaquer à Saint-Félix?»

- «À Saint-Félix, ça n'arrive pas souvent!», reconnaît la candidate, qui fait davantage référence aux grandes villes où la présence policière est appréciée.

Parlant de Saint-Félix, c'est à cet endroit qu'elle a fait ses études secondaires, à l'école l'Érablière. La même école où travaille Yves Perron, candidat du Bloc québécois.

«Il m'a enseigné et c'était un bon prof. Il disait qu'il était pour le Québec, mais il nous disait qu'on avait droit à notre choix et il enseignait de la façon la plus neutre possible», indique Mme Foucrault, qui précise que les deux candidats se sont souhaité bonne chance via Facebook.

Cette amoureuse de la littérature est inscrite dans cette discipline à l'Université de Montréal. Elle a choisi le baccalauréat en littérature anglaise et française. Son objectif est de maîtriser parfaitement ces deux langues, elle qui a appris l'espagnol et l'allemand lors de son passage au Cégep de Joliette.

Influencée par un ami de ses parents qui était passionné de politique et militant de la défunte Action démocratique du Québec (il est décédé depuis trois ans), elle a toutefois décidé de faire le saut en politique cette année après avoir obtenu l'assurance de la direction du Parti conservateur que le comté ciblé était toujours libre et reçu la bénédiction des organisateurs du parti. Elle a eu une initiation en politique active avec un politicien chevronné, un contact de l'épouse du sympathisant adéquiste décédé.

«J'ai fait une journée de campagne électorale avec Gérard Deltell, raconte Mme Foucrault, visiblement fière de l'expérience. On a pris un café dans un Tim Hortons, il m'a montré comment aborder les gens, comment jaser avec eux. On a assisté à l'ouverture d'un gym, on a visité un marché public, on était à l'ouverture du local électoral de Steven Blaney. M. Deltell fait beaucoup de choses dans une seule journée de campagne électorale.»

Marianne Foucrault a aussi des journées bien remplies avec ses cours universitaires concentrés sur quatre jours et une campagne électorale pour meubler ses temps libres. Sa jeunesse, qui peut être considérée par certains comme un obstacle, est sûrement un avantage ces jours-ci.

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