Eaux usées: «Denis Lebel joue à la vierge offensée»

Dans l'ordre habituel, on retrouve les candidats André... (Stéphane Lessard)

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Dans l'ordre habituel, on retrouve les candidats André Valois (BQ) et Yvon Boivin (PLC), Jérémie Gosselin, modérateur, Ghislaine Christine Ndanga, vice-présidente aux Affaires sociopolitiques de l'AGE UQTR, les candidats Robert Aubin (NPD), Dominic Therrien (PCC) et Éric Trottier (PV).

Stéphane Lessard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Grâce à une question de l'auditoire, le déversement de huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent par la Ville de Montréal a été abordé par les candidats fédéraux dans Trois-Rivières lors du débat organisé par l'Association générale des étudiants (AGE) de l'UQTR.

«Denis Lebel joue à la vierge offensée», a lancé le député sortant du NPD, Robert Aubin, tout en déplorant le manque de transparence d'Environnement Canada.

Si le représentant néodémocrate parle d'un pseudo-moratoire, son adversaire libéral, Yvon Boivin, y voit une preuve que «Stephen Harper se fout totalement de la population». «Ils se sont traîné les pieds», a-t-il reproché, parlant d'un geste irresponsable «comme le niqab».

D'ailleurs, son rival bloquiste, André Valois, trouve aussi que le gouvernement conservateur en fait un dossier politique. «On nous sort ça à quelques jours de l'élection alors qu'il y a 13 ans, Environnement Canada était au courant du dossier», a-t-il déploré.

Si le candidat du Parti vert, Éric Trottier, propose d'investir de l'argent dans les usines d'épuration des eaux, son opposant conservateur, Dominic Therrien, s'est dit «beaucoup préoccupé» par cette histoire.

«Je suis tout à fait derrière mon gouvernement conservateur qui a exigé un moratoire car il est essentiel que ça pose zéro danger», a-t-il soutenu.

À une autre question traitant cette fois de pyrrhotite, celui-ci entend mettre à profit sa formation juridique pour se battre. «C'est un problème légal, de juridiction provinciale. Et ce qui manque, c'est le pouvoir politique», a-t-il fait savoir, tout en évoquant «la faiblesse de notre député à Ottawa».

Piqué au vif, Robert Aubin s'est plu à souligner «qu'il y avait 27 avocats autour de la table et personne n'a réglé». «Le fédéral a une part de responsabilité», a rappelé celui qui parle d'un plan en trois points qu'il n'a pas eu le temps d'élaborer.

Pour sa part, Yvon Boivin a accusé les conservateurs de n'avoir aucune empathie envers les 2000 familles dans la détresse, «voulant laisser les gens souffrir», alors qu'ils ont changé la loi pour deux personnes portant le niqab. «Et en 2000, le fédéral avait pourtant donné de l'argent pour des victimes de pyrite», a-t-il fait remarquer.

Si le candidat vert s'engage à ce que tout le monde soit indemnisé, «aider les gens étant au coeur de notre parti», André Valois, du Bloc, croit qu'il s'agit d'un dossier trop important pour en faire un dossier partisan.

«C'est un ouragan de 400 millions de dollars», a-t-il répété tout en suggérant une réglementation sur l'imputabilité.

Dans une formule qui ne leur permettait pas d'échanger entre eux, les candidats auront traité à tour de rôle de multiples sujets: le Sénat, le mode de scrutin proportionnel, le cynisme des jeunes, le projet de loi C-51, les élections à date fixe, la durée d'une campagne électorale, l'avenir énergétique du Canada, le transport de pétrole, la situation financière du pays, le financement de la recherche, l'aide aux étudiants et l'avenir de l'UQTR, pour ne nommer que ceux-là.

Finalement, à une question sur l'absence de culture de consultation populaire, le candidat libéral s'est dit ouvert à ajouter aux bulletins de vote des questions référendaires sur des enjeux majeurs, tout comme Éric Trottier, du Parti vert.

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