Débat à La Tuque: quatre candidats, trois grandes questions

Les candidats, François-Philippe Champagne du Parti libéral du... (Audrey Tremblay)

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Les candidats, François-Philippe Champagne du Parti libéral du Canada, Jacques Grenier du Parti conservateur du Canada, Sacki Carignan-Deschamps du Bloc québécois, et Jean-Yves Tremblay du Nouveau Parti démocratique, absent sur la photo, ont présenté leur programme aux membres de la CCIHSM.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) La Chambre de commerce et d'industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM) a accueilli, mercredi, quatre candidats aux élections fédérales dans la circonscription de Saint-Maurice-Champlain. En plus des grandes lignes de leur parti, trois enjeux ciblés par les membres ont été abordés soit la crise forestière, le développement économique et la présence sur le territoire.

Jacques Grenier du Parti conservateur du Canada, François-Philippe Champagne du Parti libéral du Canada, Sacki Carignan Deschamps du Bloc québécois, et Jean-Yves Tremblay du Nouveau Parti démocratique se sont prêté au jeu.

Appelés à parler de la crise forestière et des actions qu'ils comptent prendre pour renverser la vapeur, Jean-Yves Tremblay a insisté sur des investissements stratégiques dans le secteur forestier pour appuyer l'innovation et la création d'emploi, sur le soutien à la recherche et le développement de nouveaux produits et l'importance de faire la promotion des produits du bois canadien.

Le candidat conservateur, Jacques Grenier, a pour sa part souligné des investissements pour favoriser l'industrie du bois. Il est également revenu sur le Partenariat transpacifique et ses bienfaits. «C'est très important pour l'ouverture des marchés», a-t-il lancé.

Sacki Carignan-Deschamps a, quant à elle, élaboré sur une charte du bois proposée par le Bloc québécois. Une charte qui garantirait que toutes les structures gouvernementales, de tous les paliers gouvernementaux, privilégient le bois canadien lors d'investissements majeurs dans les infrastructures.

Le libéral François-Philippe Champagne a plutôt choisi de parler de formation professionnelle, de 2e transformation et 3e transformation et de soutien aux incubateurs et accélérateurs d'entreprises. «On va investir des millions de dollars pour créer des stratégies sectorielles qui vont favoriser l'innovation et les technologies vertes dans des domaines comme la foresterie», a-t-il mentionné.

Quant à la relance de l'économie, du vaste territoire, M. Champagne, a abordé les produits de la forêt, les réductions d'impôt pour les PME, la stratégie emploi jeunesse, le développement du marché d'exportation, le développement de la culture entrepreneuriale, mais également l'industrie touristique. Puis, il s'est finalement attardé au besoin en télécommunication en Haute-Mauricie. «C'est impensable qu'on n'ait pas la téléphonie cellulaire sur tout le territoire, et Internet haute vitesse. C'est un objectif primaire», a lancé le candidat libéral.

D'ailleurs, il n'était pas le seul à avoir ciblé le besoin, tous les candidats en ont fait mention mis à part le conservateur Jacques Grenier. Ce dernier a plutôt misé sur sa volonté d'agir rapidement. Il a mis l'accent sur la création d'emploi et sur l'entrepreneuriat.

Pour Jean-Yves Tremblay, la première action à prendre pour le développement économique des régions, c'est de s'assurer que les fonds disponibles à l'agence de développement économique du Canada pour les régions soient entièrement versés aux régions. Baisse du taux d'imposition des PME en 2016 et 2017 et tourisme ont également été au coeur de son discours.

Sacki Carignan-Deschamps, quant à elle, a fait savoir que le Bloc québécois voulait favoriser le développement régional en général. Elle a effleuré les possibilités dans le domaine minier, l'agriculture nordique et les possibilités dans le domaine de la tannerie. «Ça fait des années qu'on utilise notre rivière au niveau hydro-électrique et qu'on n'en reçoit pratiquement rien, aucune redevance, c'est inconcevable», a-t-elle également lancé.

Quant à la présence sur le territoire, tous les candidats ont affirmé qu'ils assureraient une présence à La Tuque. D'ailleurs, le candidat du NPD ne s'est pas gêné pour attaquer les libéraux au sujet de Lise Saint-Denis. «Elle n'a pas été présente, elle est restée assise sur sa chaise. Il y a quelqu'un d'autre durant 22 mois qui a pu prendre sa place et travailler...», a lancé Jean-Yves Tremblay.

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