Yves Perron: le sens du devoir

Yves Perron porte les couleurs du Bloc québécois... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Yves Perron porte les couleurs du Bloc québécois dans la circonscription de Berthier-Maskinongé.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Yamachiche) C'est la volonté de participer activement au développement de sa communauté et à l'établissement d'un Québec souverain qui a poussé Yves Perron à devenir candidat du Bloc québécois à l'élection d'octobre.

Enseignant d'histoire à l'école secondaire l'Érablière de Saint-Félix-de-Valois, M. Perron n'est nullement à la recherche d'un emploi. Ses convictions l'incitent toutefois à faire plus qu'à maugréer dans son salon lorsqu'il pense au portrait de la politique fédérale depuis 2011.

«J'ai l'impression que je peux apporter quelque chose. On a le devoir de travailler pour notre nation et la question du Québec n'est pas réglée avec le contrat imposé de force en 1982 (le rapatriement de la constitution). Ça fait 20 ans que le dernier référendum a eu lieu et qu'est-ce que les fédéralistes ont proposé pour le Québec? Rien. Il faut faire quelque chose. Je me présente, car c'est pour avoir une influence.»

Cette volonté de s'engager activement dans la vie publique semble s'inscrire dans une continuité de la vie professionnelle d'Yves Perron. Ce natif de Senneterre, en Abitibi, travaille dans la région de Lanaudière depuis une vingtaine d'années. Il a enseigné à deux écoles secondaires de Joliette avant d'arriver à Saint-Félix-de-Valois il y a 10 ans, la municipalité où il travaille et où il habite.

Le candidat bloquiste dans Berthier-Maskinongé parle avec passion de son métier d'enseignant. Le cours d'histoire et d'éducation à la citoyenneté le conduit à discuter de l'importance du droit de vote, à aborder le rôle des élus. Il amène ses étudiants à Québec afin de visiter le Parlement.

«Le député travaille pour les gens. Il est le représentant de la population, il est près des gens. Le travail d'un enseignant est beaucoup le contact humain», raconte M. Perron.

Son engagement à l'école déborde du cadre pédagogique. Musicien à ses heures, celui qui a fait du théâtre au cégep et de la radio étudiante à l'université a monté des conseils étudiants. Il a fait partie des enseignants ayant contribué à Secondaire en spectacle. Il a organisé des échanges étudiants avec entre autres une communauté autochtone du nord du Yukon. Il a aussi été de l'aventure du Programme ouverture sur le monde (POM). Ce programme a permis d'effectuer un voyage humanitaire au Pérou l'hiver dernier.

«Les jeunes se développent par les activités parascolaires. Dépasser ses limites, ça fait partie de l'apprentissage. Je fais beaucoup de projets!», reconnaît Yves Perron, en riant de bon coeur.

Le temps de passer à l'action

Yves Perron a joué un rôle important au sein de l'organisation régionale du Parti québécois. Président de l'Association péquiste de Berthier de 2005 à 2007 et au début de 2015, il a été de l'organisation qui a aidé Alexandre Bourdeau à gagner l'élection de 2003. Maintenant que ses trois enfants ont vieilli (ses deux fils sont à l'université, alors que sa fille vient d'entrer en cinquième secondaire), cet homme de 47 ans croit que le temps de passer à l'action est venu.

«Je suis un gars rassembleur. J'ai l'écoute facile. Je veux servir à quelque chose.»

Yves Perron se souvient très bien de l'élection fédérale de 2011, alors que le Bloc québécois a été pratiquement balayé de la carte. Cette débandade a d'ailleurs forcé les militants à réfléchir sur la pertinence d'un parti indépendantiste à Ottawa. Il dit être conscient du défi de participer à la relance du parti, mais il demeure fermement convaincu de l'importance de cette formation politique.

«Le bilan du Bloc est bon. Depuis 2011, le NPD a voté contre des motions adoptées par l'Assemblée nationale comme le maintien du registre des armes à feu, le soutien du fédéral au projet Bas-Churchill, la résolution rappelant que le Québec n'a pas signé la constitution. Ça m'atteint. Il faut défendre nos intérêts en attendant la souveraineté.»

Les trois dossiers prioritaires d'Yves Perron

• Le projet d'oléoduc est un enjeu majeur dans les MRC d'Autray et de Maskinongé. Au-delà des risques environnementaux, M. Perron se dit sérieusement préoccupé par la chute possible de la valeur des terres.

• Les coupes de financement des organismes communautaires auront des impacts négatifs pour le travail de rue à Lavaltrie et à Louiseville. Selon M. Perron, il y a là un réel combat à mener afin de ramener ce financement.

• La forte présence de l'agriculture dans la circonscription de Berthier-Maskinongé incite Yves Perron à prôner le maintien de la gestion de l'offre. Le candidat croit non seulement que ce système doit être conservé, mais il devrait être exporté en raison de son succès.

Berthier-Maskinongé

Population: 98 590

Candidats

> Ruth Ellen Brosseau 

Nouveau Parti démocratique

> Victoria Cate May Burton

Parti vert du Canada

> Pierre Destrempes

Parti libéral du Canada

> Marianne Foucrault

Parti conservateur du Canada

> Yves Perron

Bloc québécois

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