Chrétien toujours habité par la politique

Jean Chrétien... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Jean Chrétien

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Une poignée de main par-ci, une photo par-là, on aurait cru Jean Chrétien en campagne électorale, lundi matin devant le Centre fiscal de Shawinigan.

Habituellement assez réservé depuis sa retraite politique, l'ex-premier ministre ressemble plutôt à un pur sang qui n'attendait que l'ouverture des barrières, depuis le début de cette campagne.

«Les pieds me chauffaient, comme on dit!», s'esclaffe-t-il. «Je connais bien M. Trudeau; j'ai été assis à côté de son père assez longtemps à la Chambre des communes. Je trouve qu'il avait du talent. Son père ne parlait pas beaucoup de hockey; ils ont dû parler beaucoup de politique!»

«Mais ce que vous ne savez pas, c'est que du côté de sa mère, Jimmy Sinclair était le ministre des Pêcheries pour Louis Saint-Laurent. Justin ressemble plus à Sinclair qu'à Pierre, dans un sens.»

Très généreux de son temps, M. Chrétien a provoqué l'hilarité générale lorsqu'un journaliste lui a demandé d'expliquer cette sortie publique.

«Je fais la belle-mère!», s'est-il élancé. Plus sérieusement, l'ex-député de Saint-Maurice explique qu'il ne se fait pas prier pour vanter les mérites de M. Champagne.

«Je lui ai dit qu'il devait travailler dans le comté», raconte-t-il. «Il n'y en a pas un qui a travaillé comme lui depuis un an et demi. C'est rare qu'un candidat prend autant de temps pour se faire connaître et apprendre ce qu'il y a dans le comté. C'est donc avec plaisir que je suis venu le supporter.»

M. Chrétien s'est amusé à ressasser des anecdotes du passé, commentant en passant les sondages qui replacent avantageusement les libéraux en cette fin de campagne. Il s'est à nouveau aventuré sur l'intervention de la Russie en Syrie, déplorée par Stephen Harper.

«Le premier ministre d'Israël a dit qu'il était favorable, celui de la Grande-Bretagne a demandé aux Russes de se joindre à leur groupe», explique-t-il. «Quand on parle des problèmes de positionnement politique au Moyen-Orient, c'est toujours extrêmement compliqué. Mais s'il y en a plus pour se battre, c'est le mieux.»

L'ex-premier ministre a également échangé sur la place que prenait le niqab dans cette campagne électorale, répétant qu'il fallait laisser les tribunaux décider en se basant sur la Charte canadienne des droits et libertés. «Je n'en vois pas souvent et je vis à Ottawa», fait-il remarquer au sujet du voile controversé. «Au lac des Piles, je n'en ai pas vu encore!»

M. Chrétien ne s'attend pas à faire d'autres apparitions publiques dans le comté d'ici le jour du vote.

«Il faut que j'aille gagner ma vie!», s'esclaffe-t-il.

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