Des attaques à peine «voilées» des candidats au Laflèche

Les candidats fédéraux dans Trois-Rivières ayant participé à... (Photo: Olivier Croteau)

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Les candidats fédéraux dans Trois-Rivières ayant participé à la rencontre citoyenne organisée au Collège Laflèche par l'équipe des professeurs de Sciences humaines et les Affaires étudiantes. On aperçoit Robert Aubin (NPD), André Valois (BQ), Dominic Therrien (PCC) et Yvon Boivin (PLC).

Photo: Olivier Croteau

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si la formule n'était pas celle d'un débat traditionnel, les questions posées par des étudiants du Collège Laflèche ont permis aux principaux candidats fédéraux dans Trois-Rivières de se lancer indirectement des flèches.

D'entrée de jeu, Dominic Therrien, du Parti conservateur, a saisi le sujet des migrants et de la crise en Syrie pour dénoncer les «promesses électoralistes» des autres partis sur le nombre de réfugiés à accueillir.

«Il y a un défi logistique et d'intégration et on doit faire des enquêtes de sécurité», a répondu celui qui plaide pour une immigration responsable tout en jugeant essentielle l'intervention militaire contre l'État islamique. «Et la question du niqab est importante, la valeur fondamentale de l'égalité homme-femme n'étant pas négociable», n'a pas manqué de soulever ce spécialiste en droit de l'immigration.

Or, le port du voile est revenu hanter le candidat libéral Yvon Boivin à la fin des échanges avec l'auditoire. Si celui-ci a parlé d'une stratégie conservatrice visant à diviser pour régner, le député sortant du NPD, Robert Aubin, dit avoir compris le message tout en reprochant au gouvernement Harper de n'avoir fait aucune enquête sur les femmes disparues. Quant au représentant bloquiste André Valois, il partageait l'opinion de M. Therrien selon laquelle le niqab «n'est pas une question de nombre (de cas), mais de principe».

Interrogé sur le rôle que devrait jouer le pays sur la scène internationale, le candidat néodémocrate a vite lancé que «le Canada n'est plus l'ombre de lui-même». «Si on veut la paix, il faut la préparer et on doit réévaluer les équipements en lien avec la mission», a-t-il soutenu.

Son opposant conservateur a profité d'une question sur un autre sujet pour glisser que contrairement à ce qu'avance le NPD, le Canada a une excellente réputation internationale. «Ce n'est pas de la spin politique», a fait savoir celui qui se présente comme le seul candidat à disposer d'un plan de développement économique pour Trois-Rivières, contrairement au député sortant qui, dit-il, «n'en avait pas un seul pendant quatre ans».

Par contre, M. Aubin a ouvertement déploré la culture du secret entourant le fameux Partenariat transpacifique et son impact sur les agriculteurs. «En période de campagne électorale, M. Harper aurait dû mettre dans le coup le chef de l'Opposition», croit-il.

Par ailleurs, le candidat André Valois, a eu l'opportunité de clamer haut et fort la position du Bloc québécois contre l'oléoduc Énergie-Est. «C'est non sur toute la ligne. On a rien, sauf des problèmes. Au moindre bris, nous allons boire du pétrole, sale», a-t-il affirmé.

Ce dernier aura profité d'une question sur la souveraineté pour réitérer que la raison d'être du Bloc, «c'est l'indépendance du Québec». «Où vont nos 47 milliards de dollars? Je vais faire en sorte que le Québec ait sa juste part», a-t-il promis.

Interpellé directement par un membre de l'auditoire, Robert Aubin a indiqué que le NPD reconnaîtrait le résultat d'un référendum sur la base du 50 pour cent plus un. «Le Parti conservateur est celui qui respecte le plus les compétences des provinces», prétend Dominic Therrien. «On a un pays extraordinaire. Je suis fédéraliste», a renchéri Yvon Boivin.

À une question sur ces politiciens qui se mettent de l'argent dans les poches, celui-ci a fait remarquer qu'il n'était pas en politique pour s'enrichir. «Je suis quelqu'un de coeur, intègre, et notre chef Justin Trudeau veut faire les choses autrement avec une équipe de renouveau, pour un gouvernement ouvert et transparent», a-t-il assuré.

Si le candidat libéral a mis en évidence le programme de son parti pour les technologies vertes, à une question sur la protection de l'environnement, son rival conservateur a affirmé que le privé était le principal moteur de création d'emplois et de richesse, quand il fut interrogé sur le fait de «faire travailler les Canadiens pour l'État au lieu de couper sans cesse dans les budgets».

Finalement, si Yvon Boivin a rappelé ses faits d'armes dans le dossier de la pyrrhotite, le député sortant s'est plu à dire que le NPD était le seul parti à avoir une «offre complète et chiffrée».

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